On peut se demander pourquoi ce qui est bien quand tout va mal est mal quand tout va bien.
On peut se le demander mais la réponse est connue : Privatiser les profits et nationaliser les pertes, crédo cynique des grandes familles capitalistes.
L’auteur a raison lorsqu’il écrit qu’avant toute nationalisation, donc avant tout rachat des actions à leurs propriétaires actuels, il est nécessaire de connaitre la valeur des actifs sur le marché, en fait appliquer les règles normales des affaires.
C’est ce que ne veulent surtout pas les chantres de la liberté des marchés. Non, ce qu’ils veulent c’est faire comme d’habitude, que leurs complices et relais politiques légifèrent en leur faveur et fassent payer leurs erreurs, rentes comprises au bon peuple "vache à lait", éternel pigeon de l’oligarchie.
Faire comme quand l’Etat a racheté très cher les entreprises sidérurgiques aux grandes familles des fondeurs de canon. L’Etat restructure à grand frais et grand fracas social avec des emprunts publics donc de la dette, avant de les privatiser de nouveau. Le grand final a été quand Mittal, grand "tireur de marrons du feu", a rafflé le pactole au nez et à la barbe de nos arrogants barons politico-affairistes.
Cela n’empêche pas Mme Parisot de s’insurger devant le projet quasi-marxiste de partager les plus values avec ceux qui apportent leur force de travail et leur intelligence quitte à diminuer la part des investisseurs pépères.
En effet, qui peut prétendre que les actionnaires de Total (par exemple) prennent le moindre risque. L’hypocrisie, c’est de mettre sur le même plan les vrais preneurs de risques, ceux qui crée une entreprise, et ceux qui arrivent pour empocher les dividendes, quand l’affaire tourne et qu’il n’y a plus vraiment de risque.
Ne votez plus pour vos ennemis.