Je veux bien qu’on cherche à s’améliorer mais franchement, en ce qui concerne l’éducation nationale, c’est devenu un sport obligatoire. On recherche le changement pour le changement. Le changement en soi est le seul but du changement. J’ai connu le bac à un tour, puis à deux tours, puis de nouveau à un tour avec juste le français avant et chaque ministre qui passe veut absolument marquer le paysage de son empreinte comme un chien qui pisse sur un lampadaire. Cela dure au moins depuis que j’en ai conscience (ie 1960) et a peut-être commencé bien avant.
L’instruction publique n’est pas un lampadaire.
Malgré toutes ces réformes, le niveau de l’enseignement diminue d’années en années car la politique a pris le pas sur l’instruction. On n’est pas là pour enseigner mais pour éduquer le petit peuple. La grande mode est maintenant au métissage et au nivellement de la classe vers le niveau du dernier malien analphabète entré clandestinement. J’ai eu d’excellent profs bien avant que l’on fasse les réformes et en tant qu’élève j’ai eu du plaisir à suivre leurs cours. Maintenant, les enfants on le bac parceque c’est devenu une obligation politique mais ils ne savent pas grand chose et ne savent même pas écrire le français. Le bac d’aujhourd’hui équivaut à une bonne troisième d’il y a trente ans, c’est à dire au BEPC.
La seule réforme à faire est la liberté de l’enseignement. Il est anormal que dans un pays qui se dit démocratique et qui tous les jours nous assène des leçons de morale sur la liberté d’autrui en France, les français n’aient même pas la liberté de choisir leur école. Il faut créer un chèque éducation qui redistribue aux parents leur part d’impôt lorsqu’ils veulent inscrire leurs enfants dans une école privée payante. Il faut limiter le rôle de l’Etat à l’élaboration de 80% des programmes et des sujets d’examens, garantissant ainsi l’égalité des diplômes nationaux. Pour le reste il faut oublier les dictats pédagogiques des 68ards attardés qui pourrissent l’institution.