@ c florian
Vous connaissez la Paillade ? Il s’avère que la connais un peu. Vous allez apporter de l’eau à mon moulin, tant pour cet article que pur le précédent qui parlait de l’urbanisme de banlieue. La Paillade a été implantée dans un cadre exceptionnel (qui plairait à celui qui vantait la vue qu’on a du haut des tours), au bord d’une garrigue qui se perd dans de collines de calcaire qui offraient jadis d’extraordinaires balades. Il y avait même une petite retenue d’eau qu’on appelait « le barrage romain » qui faisait le bonheur des gamins qui traînaient jusque là. Qu’en est-il aujourd’hui ? La Paillade est une cité dortoir qui, lentement, est devenue une cité de chômeurs, puis une cité de trafiquants de tous poils... alors je comprends que vos amis s’y sentent mal. Mais le mal était prévisible. Ça fait vingt ans que je suis horrifié par l’urbanisme de la Paillade. Qui a lutté contre ?
Je viens de prendre ma voiture pour aller faire deux courses. Dans une zone où il y avait des travaux un jeune (d’origine maghrébine) s’est trouvé devant un panneau qui lui imposait de tourner à droite. Il tenait absolument à me faire reculer alors qu’il avait largement la place pour faire la manœuvre. Dans sa voiture j’ai vu qu’il s’énervait. Il a accepté de faire l’effort de tourner ses roues et il est parti. Sur le trottoir, il y avait un groupe de marocains qui regardaient la scène en hochant la tête et en me faisant signe que le jeune était cinglé. Puis j’ai emprunté moi aussi la déviation. Derrière, j’ai entendu une voiture qui klaxonnait. C’était lui aussi un marocain. Il m’a dit de ne pas faire attention que ces jeunes étaient des « mongols ».
C’était ma petite chronique d’une vie tranquille dans une petite ville de 12 000 habitants. Bien peinarde.. et qui vote de plus en plus pour le FN (ce qui n’est pas mon cas), à cause de tout ceux qui nous disent depuis trente ans de circuler et qu’il n’y a rien à voir.
Alors continuer à voir le monde dans votre bulle ouatée et avec vos lunettes roses. Peut-être que le fait de prendre (comme tout le monde) un peu de « bouteille » vous obligera un jour à rire de votre propre naïveté.
PS : Vous ne m’avez pas trop trouvé « énervé » sur ce coup là ?
Patrick Adam