« Vital Kamerhe, son sort est scellé ». C’est en ces termes que quelques membres de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) résument la vague des démissions qui s’observent au sein du bureau de l’Assemblée nationale. Des noms sont même cités pour combler le poste déclaré vacant. Mais, au-delà des guerres d’intérêts qui, généralement, sonnent le glas de Vital Kamerhe, il y a tout de même un parallélisme entre la « chasse à Kamerhe », l’éviction de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya à la tête du haut conseil de la République-Parlement de transition en 1996 et celle d’Olivier Kamitatu Etsou à la tête de l’Assemblée nationale en 2006. Apparemment, les présidents de Parlements en RDC, plus ils prennent de l’ampleur, plus ils sont victimes des intérêts qu’ils gèrent.
LE MALHEUR DES PRESIDENTS DE PARLEMENTS
Mais, pour quelles raisons finalement les partis politiques congolais sont-ils parfois amenés à déposer, au rythme de désaveu, les présidents des Parlements qu’ils ont eux-mêmes placés ? Pour des raisons d’opportunité, répond-t-on. Toujours est-il que le malheur des présidents de Parlements, c’est que plus ils s’affirment et s’imposent sur la scène politique, en devenant incontournables et même encombrants, plus ils gèrent des intérêts complexes et finissent par en faire les frais parce que, bien souvent, sacrifiés sur l’autel des intérêts politiques divergents.
Ainsi donc, après avoir assisté, en tant que jeune turc, à l’éviction de Mgr Monsengwo à la tête du HCR-PT en 1996 et, en sa qualité de secrétaire général du PPRD, à celle d’Olivier Kamitatu en 2006, M. Vital Kamerhe expérimente aujourd’hui la même voie à la tête de la chambre basse du parlement issu des élections de 2006. Comme quoi, l’histoire est un éternel recommencement.
Je lis un peu trop car vous ne vous....