A ce détail prêt , Monsieur le petit bachelier , qu’Albert Jacquard aurait sans doute mieux fait de continuer à s’occuper de génétique plutôt que de commencer à gloser sur des sujets où il sème à tout vent les pires âneries.Si nous ne vivions pas dans un monde politiquement correct, où règne une police de la pensée , où tout ce qui est déviant est interdit mais où on tend le micro aux pires crétins , du moment qu’il s’agisse de débiter des fadaises propres à ravir la « goche » bobotte et les « droitdel’hommistes », il y a longtemps que ce guignol aurait rejoint les poubelles de l’Histoire. Bref, il faut ce monde de totalitarisme mou pour que la décérébration puisse continuer bien après la mort d’Ubu...Pour ne prendre qu’un exemple les nénuphars dont la taille double chaque année ont été plantés par un certain Malthus il y a deux siècles et si on l’avait écouté vendre sa salade nous serions dans un triste état aujourd’hui ! Mais il faut croire que le baccalauréat n’exige pas que ses lauréats doivent connaître l’origine de la richessse...
Quand à la « grande nurserie » elle désigne , pour votre information, un système dans lequel nous nous installons et dans lequel le principe de précaution et le refus du risque sont devenus les substituts du capital et du travail pour le fonctionnement de l’économie : hystérie écolo-sanitaire qui consiste à bloquer tout progrès technologique au nom du principe de précaution et à affecter des ressources croissantes pour l’obtention d’un illusoire risque zéro. La conséquence en est la perte de compétitivité et la régression économique qui nous conduisent tout droit au sous-développement durable..
Je ne suis pas certain de partager les idées de l’auteur sur les bienfaits de la mondialisation mais, monsieur le bachelier, je crains qu’avec votre raisonnement vous ne terminiez votre carrière comme facteur à Pékin ou éboueur à Nex Delhi !!!