Shalom Adama,
intéressant. Ca frise l’hystérie collective, un phénomène auquel vous devriez être sensible non. Au fait comment les reconnaissez-vous ? Venez faire un tour dans le métro parisien où des filles de moins de
dix ans sont forçées de faire la manche ou de voler sous peine d’être
battue à mort voir de sévices sexuels.
Le tableau que vous dressez me rappelle certains dressé sur les communautés juives, notamment en Europe Centrale. Peut-être pensez-vous qu’il n’y a pas de fumée sans feu, comme quelqu’un qui m’expliquait que si le peuple allemand avait basculé dans une hystérie anti-juive dans les années 30, c’était certainement fondé sur des critères objectifs. Je note que les arguments sont très semblables à ceux de Jack Nico, qui se réclame ouvertement du fascisme et qui n’est pas le dernier des antisémites.
Ou de ceux de Bois-Guibert, qui a abandonné les oripeaux antisémites de ses ancêtres, mais qui évoque tout de même une « influence réelle [des juifs] et supposée (nda, il n’emploie pas »ou") sur les gouvernements du fait de leur capacité de manoeuvre financière (dans les années 30.)
Par Bois-Guisbert
(xxx.xxx.xxx.228)
23 avril 16:20
De
deux crétins notoires, Gazi Borat et Morice, dont on connaissait la
bêtise, on découvre qu’ils n’ont qu’un seul disque, de surcroît le
même, dans leurs juke-box respectifs. Le premier ravi écrit :
« ISLAMISATION » Autrefois, dans les mêmes cercles de pensée, on multipliait les conférences sur :« L’enjuivement » même les expositions pédagogiques : http://www.dailymotion.com/video/x12fvn_le-juif-et-la-france-1942_news » (10h57)
Quant au second, un peu plus « structuré », il geint : « …l’islamophobie
va remplacer la haine du juif de 40, et que ceux qui vont en profiter
sont les gens d’extrême droite qui attisent ce nouveau racisme
déguisé... » (11h08)
Malheureusement, pour ces deux ignares, le problème musulman n’a
strictement rien à voir avec le « problème juif » des XIXe et XXe
siècle. A cette époque, les Juifs étaient surtout combattus pour leur
influence réelle et supposée sur les gouvernements, du fait de leur
capacité de manoeuvre financière.
Au début des années 1920, le Petit Larousse illustré donnait comme définition de l’antisémitisme : Doctrine de ceux qui sont opposés à l’influence des juifs. Nous sommes donc, à cette époque, en présence d’une minorité dont certains estiment le poids excessif.
Je vous conseille donc, si ce n’est déjà fait, la lecture du très intéressant ouvrage de Christian Delacampagne, « Une Histoire du racisme ».