à titi
Vous nous expliquerez depuis quand le Community Reinvestment Act CRA fait obligation de prêter ! Vous ne l’avez manifestement pas lu...
Je vous donne un lien, cela vous permettra de le faire et d’en parler avec moins d’approximation. Cet Act, en fait le titre VIII du Housing and Community Developmen Act, dispose essentiellement que les agences fédérales dans leur rôle de supervision doivent prendre en compte le souci d’encourager les institutions financières à servir les besoins de toutes les communautés sans discrimination, pour autant que cela soit compatible avec les règles prudentielles.
Donc a) cela ne met pas en place une obligation de prêter mais une obligation dans l’évaluation par les agences fédérales et b) il y est explicitement fait mention du respect des règles prudentielles.
A Julius : si l’on devait appliquer votre approche dans d’autres domaines... En effet votre argument, typique des théologiens du léibarlismen consiste à croire en ordre naturel de création-destruction et à considérer qu’il faut laisser faire le plus possible car cela permet de purger les crises dès le début.
Toute l’histoire du monde démontre que cela ne marche pas.
En matière politique, les anglais et français ont laissé faire Hitler en pensant qu’il s’assagirait ou se retrouverait contraint de revenir à la sagesse. Ils se sont retrouvés avec la 2e guerre mondiale, avec quel prix humain...
Depuis quelques décennies on sait qu’un certain nombre de ressources naturelles vitales pour l’économie actuelle sont en voie d’extinction, que c’est une réalité physique Cela n’empêche pas les acteurs économiques et pays de continuer de foncer comme si de rien n’était. Lorsque la contrainte sera devenue bien trop forte, inévitable, on agira. Mais à quel prix social et économique à ce moment là ?
Parce que l’homme est ainsi fait qu’il pousse son avantage en pensant à demain matin au mieux, jamais à après-demain, jusqu’à ce qu’il soit entré dans le mur.
Dans un système économique dont la logique est de laisser un grand nombre de micro-acteurs sans régulation (comme, même en en restant au temsp rpésent, si la somme de leurs optima pouvait être un optimum global, effarante naïveté), on a inévitablement un système qui va de crise en crise, que la crise annoncée soit lagère ou catastrophique. or il est assez raisonnable de vvouloir réguler et éviter les crises catastrophiques...
Au demeurant, l’économie mondiale a été beaucoup plus régulée de 1946 à 1971 (début de la dérégulation avec la fin de l’étalon or décidée par Nixon) que de 1972 à 2008. Que constate t-on : accroissement du nombre de crises et de leur gravité, équilibre social remis en cause partout, croissance économique plus faible etc.
Faut-il continuer à déréguler ?