Sans vouloir minimiser l’éventualité évoquée par Nesterenko, dont l’appréciation du risque reste toutefois affaire de spécialistes (vous allez sûrement voir bientôt débarquer le vétéran du lobby nucléaire, Krolik, qui va nous expliquer que tout va bien), il me semble toutefois qu’il nous faille focaliser notre attention sur les 2 grands risques fondamentaux du nucléaire :
- La sécurité, qui risque de pâtir de coupes sombres en période de crise, et qui pourrait tourner à flux tendu, notamment dans les pays qui ont du mal à boucler leur fin de mois. Hier, un incident nucléaire a été signalé en Hongrie.
- L’enfouissement des déchets, qui, même si on nous explique que les demi-périodes sont moins longues que le temps de digestion des entrailles de la terre, et que les poubelles résident dans des couches stables, souffre de l’incertitude des mouvements voire des remontées desdites couches.
L’Uranium appauvri, pour ne parler que de lui, même s’il est faiblement radioactif, possède une demi-période de 4,5 milliards d’années (l’âge de la Terre), et l’enfouissement de cette matière, dont la concentration locale infecterait tout l’environnement en métal lourd. Un mépris des générations futures et de la vie en général, au profit d’une seule génération, la nôtre - dont on voit en plus avec quelle légèreté elle dilapide cette énergie - Même pas de l’irresponsabilité, de la pure démence.
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