Rat-Sophe,
Juste avant la giffle.
Aucun sain d’eprit ne croirait qu’un père pourrait laisser
sa fille de 6 ans ou de 9 ans épouser un enfant du même âge, que dire
alors à un individu qui dit que c’est encore plus plausible quand le
mari a la cinquantaine !!!
Et qu’attendre de sa part lorsqu’il se défile ? Il part cherche des
sources faibles, et omis son propre texte qui énonce que lorsque les
hébreux devaient génocider les populations d’une région, ils devaient
en épargner les jeunes fillettes qui n’eurent jamais couché avec un
homme, et que leurs doctes viennent après pour trancher quelconque
doute affirmer que pour s’assurer de leur virginité, on ne fait pas de
quartiers : on garde que les fillettes ayant entre 3 et 9 ans.
Absolument hideux.
Pour le reste de ma réponse......
Play :
Il n’eut jamais été possible au Prophète Mohammad (que le
Salut de Dieu soit sur lui) de se marier avec Aïcha à un tel âge que
certains énoncent.
Ladite polémique relative à l’âge de mariage d’Aïcha ne tient pas la route.
En fait, les sources relatant l’âge d’Aîcha au moment de son mariage sont assez diverses, disparates et contradictoires.
Etymologiquement parlant, Sahih veut dire : correct, vrai, véridique.
Les Sihah (pluriel de Sahih) de Hadith sont des codexs qui répertorient les faits et gestes du Prophète
(une sorte de bribes de sa biographie rassemblées). Ils sont les
corrolaires des Evangiles dans le Christianisme. Ceux qui mettent dos à
dos le Coran avec les Evangiles ont en ce sens complétement tort.
En Islam, les Hadith (citations du Prophète) n’ont pas la valeur canonique du Coran.
D’ailleurs, les premiers musulmans avaient hésité à les rassembler
dans des codex, craignant par ce de créer une sorte de bouquin rival au
Coran. Pour preuve, le deuxième Calife, Omar Ibnu Al Khattab, l’un des
meilleurs compagnons du Prophète, sous l’autorité duquel d’ailleurs
avait été rassemblé le premier coran dit Coran d’Omar, avait refusé à
ramener au moment de l’agonie du prophète un scribe pour coucher sur
« papier » les dernières paroles du Prophète, car Mohammad (que le Salut
de Dieu soit sur lui) avait bel et bien annoncé plusieurs mois avant
que le Coran était clos.
L’éllaboration des Codex des Hadith se fit dans le deuxième siècle
après la disparition du prophète, càd à peu près après entre 2 et 4
générations, et ce sur la base de traditions orales plus certaines
parfois écrites, en mettant l’accent sur la corroboration des chaînes
de transmission.
C’est à ce moment que l’on vit naitre les Sahih. Les Sahih,
contrairement à ce que leur nom laisse croire, ne comportent pas que
des Hadith supposés authentiques ou authentifiés, mais comportent tout
un large pannel de Hadith (citations) allant de ceux les plus sûrs à
ceux les plus douteux.
Les chroniqueurs islamologues rassemblèrent de tels codex (Sihah),
et laissèrent à d’autres historiologues islamologues le soin de
développer une science d’authentification des hadith.
Pourquoi serait-il nécessaire d’expliquer de telles choses ?
Bah, je voudrais, tout simplement, faire remarquer à certains que
tout ce qui existe dans les Sihah n’est pas systématiquement
authentique, et que le recours à un Hadith ne devrait se faire chez les
musulmans que d’après avoir étudié le degré d’anthentification du
Hadith et la solidité de ses chaines de transmission.
Pour ce qui concerne l’affaire de mariage d’Aïcha, la plupart des
détracteurs de l’Islam se servent systématiquement de hadith faibles
pour corroborer leurs attaques contre le Prophète et affirmer leur
prétendue et infamante accusation de pédophilie à son égard.
Nombre de musulmans incultes tombent hélas dans leurs pièges.
Or, il suffirait de procéder à une minitieuse recherche
académique au sein des Sihah - relatant directement ou indirectement
l’âge de mariage d’Aïcha - pour se rendre du caractère falacieux d’un
telle accusation.
Quand on procède à une telle recherche on se retrouve avec des hadith donnant chacun un âge de mariage différent, allant de 6-9 ans jusqu’à 18 ans.
Les antagonistes et détracteurs de l’Islam font aisément et
assurément fixette sur l’âge le plus bas, en se servant d’ailleurs des
hadith les plus faibles. On ne saurait donc que comprendre leur démarche : Maitre renard n’est pas juge dans un concours d’oies.
Or, l’étude académique des différents autres hadith prouve que le
prophète n’aurait jamais été à même de contracter un mariage avec Aïcha
qu’une fois celle-ci ayant été non seulement pubère, mais presque
pleinement adulte : 18 ans. Aïcha était d’ailleurs quelqu’un de très
précoce, elle était connue pour sa grande intelligence et par la force
de son caractère, et ce du vivant du prophète et aussi une fois après
la mort de celuic-i. Elle était une femme politique, elle était juge,
et était enseignante et consultante juridique et religieuse.
Voilà deux documents assez intéressants traitant de l’âge du mariage
d’Aïcha (ils sont en anglais / peut-être un jour les traduirais-je
incha-Allah) :
Juste pour conclure, je tiendrais à faire remarquer que les mariages à
un âge précoce était monnaie courrante en Europe, que ce soit dans les
familles royales, les classes bourgeoises ou bien celles-paysannes.
Référez-vous aux différents âges de mariage de certaines reines et
princesses. Sainte Elisabeth fut mariée à l’âge de 11 ans. Autre
détail : dans le Talmud, l’âge de mariage chez les filles était fixé à
l’âge de 3 ans, oui, oui, 3 ans, avant de se voir ramené à l’âge de 9
ans (voir astérix plus bas).
Ceux qui tentent ou voudraient ergoter sur l’âge de mariage d’Aïcha
perdent leurs temps en voulant stigmatiser l’Islam à travers des
histoires illusoires burlesques qui n’eurent jamais existé.
Allons allons, un peu de sérieux messieurs les islamophobes
primaires, allez faire de l’étude comparée des religions, cela vous
sera plus utile.
Là, apprêtes toi à recevoir la gifle. Elle viendra juste après.