Vers la création d’une ’’Commission de lutte contre la christianisation’’
Conformément aux préceptes de la religion
musulmane, allergique à toute forme de liberté de culte et de
conscience, liberté tout cours, le président des algériens va présider
en personne une commission chargée de surveiller les individus qui ont
fait ou feront le choix de devenir chrétiens.
Une telle idéée lui a été suggéré
par un conseil d’imams qui ont fait une enquete au niveau de l’algerie
pour s’enquérir de l’état d’avancement de la religion des croisés. ces
même imams ont demandé aux citoyens de kabylie de dénoncer aux
autorités toute personne liée d’une maniére directe ou indirecte au
chriatianisme, autremnt dit, ces imames veulent faire des Kabyles des
mouchards. procédant avec méthodologie, ils ont enuméré 17 raisons qui
sont à leur yeux responsables de la désaffection des kabyles envers
l’slam, à titre d’exemple ils ont cité : non assimilation par les
populations locales des questions de la foi et de la théologie et le
vide spirituel.
Au début des années 90 ali benhadj
traitait les kabyles de juifs et disait à son troupeau qu’avant d’aller
en palestine pour faire le djihad, il faut d’abord s’occuper des
kabyles. méditant les propos de ce triste individu adepte de la
religion de paix et d’amour : " Ces attentats sont dictés par les
principes de l’Islam à travers le Coran et la Sunna ", il parlait des
attentas du 11 décembre à alger
Vers la création d’une ‘’Commission de lutte contre la
christianisation’’
Cartographie religieuse et flamberge au vent
Aujourd’hui, une insidieuse et vénéneuse idéologie essaie de nous faire
prendre l’ombre pour la proie en focalisant les regards sur une
supposée campagne d’évangélisation qui toucherait spécialement la
Kabylie et le sud du pays.
Pourtant, on vient de commémorer, ce 15 janvier, le
sixième anniversaire de la mort d’un des plus fervents
partisans/acteurs du dialogue des religions. Il s’agit de feu
Abdelmadjid Meziane, ancien président du Conseil supérieur islamique
qui a très tôt dénoncé publiquement l’intégrisme islamiste et son
corollaire, le terrorisme.
Pour équilibrer l’entreprise de culpabilisation, on
vient de rajouter les wilayas de Sidi Bel Abbès et Mascara. Le journal
El Khabar d’avant-hier s’est fait l’écho de la création d’une cellule
au sein des services de sécurité qui se chargerait de l’observation des
activités de christianisation en Algérie. C’est à un véritable plan de
lutte contre l’ ‘’offensive croisée’’, comme la qualifie le journal,
que nous avons affaire. On nous apprend que des imams et autres
théologiens ont mené une enquête sur le terrain pendant une année au
terme de laquelle ils ont élaboré un rapport qui propose au président
de la République de constituer une ‘’commission de lutte contre la
christianisation’’. L’une des équipes qui s’en dégagera s’emploiera à "
demander aux populations de la Kabylie de lui fournir toutes les
informations sur l’identité des missionnaires et des personnes ciblées
par leur action ".
Au fameux appât financier sur lequel serait basée la
mission évangélique, notre commission substituerait ses propres dons
pour faire garder aux candidats leur religion initiale et les
sensibiliser au danger de la christianisation. En Kabylie, le rapport
des Ulémas a identifié 17 raisons-une précision à donner le tournis-
qui auraient facilité la campagne de christianisation. On relève, entre
autres, la ‘’non assimilation par les populations locales des questions
de la foi et de la théologie et le vide spirituel’’.
Les ‘’experts ès foi’’ son même parvenus à
cartographier le degré d’attachement à la religion des Algériens.
Ainsi, les wilayas de l’Est et du Sud-Est seraient le ‘’parangon’’ de
la rectitude et de la fidélité en religion. Pour avoir trop joué avec
la cartographie religieuse et/ou ethnique, certains idéologues ont tout
simplement été à l’origine de l’embrasement de leur pays. Le Rwanda, le
Nigeria et le Liban sont les tristes exemples de la deuxième moitié du
20e siècle, sans parler des guerres intestines en Irak qui ont fait
‘’durer le plaisir’’ des Américains et donné consistance à leurs
infinie convoitise et vorace appétit.
Que gagnerait l’Algérie à s’enfoncer davantage dans les
futilités et le cercle vicieux de la lutte contre les ‘’moulins à
vent’’ ? Ce donquichottisme nous fait non seulement tromper de cible en
ce 21e siècle de la mondialisation où les retardataires et les faibles
n’ont pas de place, mais conduit surtout à jouer avec le feu en montant
en épingle la sensibilité religieuse au détriment de la citoyenneté,
laquelle seule est censée fonder les valeurs de la République. Nous
n’aurons rien inventé ; le Congrès de la Soummam et, avant lui, la
Déclaration du 1er Novembre, sont clairs quant au caractère républicain
et social de l’État algérien pour lequel plusieurs générations se sont
sacrifié. S’agissant spécialement de la Kabylie étrangement mise sous
les feux de la rampe, nous reprenons cette image. Dans une belle
métaphore propre aux gens façonnés par la rudesse de la nature et le
labeur des jours, un vieil homme de la montagne eut cette réplique à
une question d’un journaliste qui se démenait à ‘’jauger’’ sa foi : "
L’on est, sur ces pitons et ces crêtes, tellement proches du ciel et de
Dieu que l’on n’a pas besoin de le héler à tout instant ou de commenter
ses commandements ". Comment peut-on se permettre encore de mettre
flamberge au vent dès qu’une différence ou une simple nuance de teinte
vient bousculer notre idée étriquée d’unicité et d’uniformité ? Tout en
sachant que cela se passe dans un pays qui n’a pas retrouvé toute sa
sérénité et les vraies valeurs du travail à même de chasser l’esprit de
la rente et l’ennui assassin ? Pas plus tard que la semaine passée,
l’ancien numéro 2 du FIS, Ali Benhadj, a signé un communiqué dans
lequel il soutient les actes terroristes du 11 décembre dernier à Alger
en ces termes : " Ces attentats sont dictés par les principes de
l’Islam à travers le Coran et la Sunna ". A bon entendeur, salut !
Amar Naït Messaoud
dépeche de kabylie