Le MAK ciblé par des moins que rien
Les délires du barbouze-larbin algérien qui noircit de sa fiente les
colonnes d’une gazette salafiste à propagande islamiste a fait des
émules. C’est avec une évidente délectation que son [tissu de mensonges
et d’élucubrations Désinformation contre Ferhat MEHENNI est repris, en écho, par de plus enragés que lui. Qui sont-ils ? Des révolutionnaires d’opérette !
D’abord, Djameldine Benchenouf , qui se prétend
« journaliste indépendant » ce qui ne l’a pas empêché de tomber dans le
panneau de « l’action psychologique » qu’il devrait bien connaître
puisqu’il se prétend également en situation « d’exil » en France ainsi
qu’il l’a abondamment raconté et déversé sur le web…
Ce Monsieur reproduit l’article du barbouze de service sur son propre blog et se permet même d’en rajouter : « Ferhat Mehenni franchit le rubicon » écrit-il.
Ensuite, « le Quotidien d’Algérie.com » qui appartient
également à D.Benchenouf, en fait ses choux gras en y incluant (en
photo) Kamira Nait-Sid. Il est à signaler que Benchenouf à cédé la
direction de ce journal en ligne à « d’autres entités », ainsi qu’il
l’a fait savoir par un avis publié sur son site.
Benchenouf collabore par ailleurs, étroitement, avec le
« Mouvement AL-Rachad », mouvement lancé en 2007 et qui a pour but rien
moins que renverser purement et simplement le régime algérien !
C’est dire qu’entre le MAK et sa légitime revendication
pour le peuple Kabyle, et ces « exilés-transfuges » qui visent à
exploser une République aussi tordue soit-elle… je vous laisse conclure.
Qui est AL-Rachad ? voyez ci-dessous.
ADN
« En finir avec la dictature de Bouteflika »
Des dissidents exilés en Europe,
notamment en Suisse, se fédèrent pour tenter de renverser le régime en
place à Alger. Parmi eux, d’anciens islamistes radicaux poursuivis par
la justice de leur pays.
Enquête.
Al-Rachad, « Le bon sens », mouvement politique fondé
par des Algériens réfugiés en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, a
été lancé le 18 avril depuis Londres. Le groupuscule veut renverser le
président Abdelaziz Bouteflika et son régime. Pour parvenir à ses fins,
il drague aussi bien des sympathisants islamistes (MSP, ex-Hamas
algérien) que des membres du FLN (ex-parti unique) ou du FFS
(socialiste). Et il s’adresse tant à la diaspora qui a jeté l’ancre en
Europe qu’aux résidents cantonnés en Algérie.
Le mouvement - et non le parti - aspire à un « Etat de
droit et à la bonne gouvernance », et propose « au peuple algérien une
alternative pour un changement radical du système politique ». Trois
des cinq membres fondateurs vivent en Suisse : Abbas Aroua enseigne à
la Faculté de médecine de Lausanne ; Mourad Dhina est un ancien
collaborateur du CERN et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ;
Rachid Mesli travaille pour l’organisation arabe des droits de l’homme
Al-Karama à Genève.
Leur charte dénonce « la façade civile » d’un
gouvernement contrôlé par « l’oligarchie militaire » et fustige la
dislocation sociale et la crise économique qui gangrènent l’Algérie.
Les dissidents récusent la « dictature de Bouteflika » : le parlement
est réduit à « une simple chambre d’enregistrement », et les
institutions sont « asservies » à la Direction des renseignements et de
la sécurité (DRS), service de l’armée nationale et colonne vertébrale
du pouvoir.
Ces accusations virulentes se nourrissent de la réalité
d’un pays en faillite : malgré des ressources naturelles extrêmement
riches (50 milliards de dollars issus du seul pétrole dans les caisses
de l’Etat en 2006), le taux de chômage est écrasant et plus de 40% des
femmes sont encore analphabètes. Ces chiffres incarnent la
paupérisation d’un peuple assommé par une décennie de violences :
150000 morts, 2 millions de déplacés et 20000 « disparus forcés ».
Les ingrédients sont donc réunis pour battre le rappel
des troupes. En deux mois d’existence, Al-Rachad affirme être fort d’un
millier d’adhérents algériens, et d’une bonne poignée d’exilés de
l’intelligentsia. Le mouvement politique mijote « une action civique
symbolique », où il orchestrerait des grèves massives qui
paralyseraient le pays et contraindraient le pouvoir à composer avec
ses revendications. Voire à « abdiquer ».
Pourtant, derrière « ces voies non violentes » que
Rachad prône, se cache un passé lourd d’activisme islamiste. Mourad
Dhina est en effet une figure de proue des fondamentalistes algériens.
Après la dissolution et l’interdiction du Front islamique du salut
(FIS) en 1992, il se réfugie à Saint-Genis-Pouilly, aux portes de
Genève dans l’Ain. Deux ans plus tard, il est soupçonné de trafic
d’armes par la France. Il prend alors la poudre d’escampette en Suisse
où sa demande d’asile est rejetée à deux reprises. Entre 2002 et 2004,
il devient néanmoins responsable du bureau exécutif du FIS à
l’étranger. Depuis 1995, il est ainsi toléré sur le territoire
helvétique, grâce à une admission provisoire qui s’éternise. Privé de
passeport par les autorités algériennes, il est condamné à arpenter les
26 cantons. Lui, sa femme, et ses six enfants, dont cinq sont nés ici.
Dans un français irréprochable, l’ex-leader par intérim
se défend de relayer tout discours propagandiste. Mais il confesse
volontiers entretenir des liens « quasi permanents » avec le leader
historique du FIS, Abassi Madani, et son bras droit Ali Belhadj, qui
ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé
de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la
prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb.
Quelle influence s’apprête à exercer Al-Rachad, et en
tirant quelles ficelles ? Une plateforme euro-atlantique chargée de
surveiller les cellules islamistes dormantes ayant une vitrine sur
Internet garde un œil attentif sur le mouvement. Pas de commentaire du
côté de l’ambassadeur algérien à Berne, qui réclame néanmoins
ponctuellement à la Confédération l’extradition de Mourad Dhina,
condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle. Quant à la
Police fédérale, elle explique laconiquement : « Le groupement
d’opposition politique est connu de nos services (ndlr : Service
analyse et prévention de lutte contre le terrorisme), mais pour
l’instant, on ne décèle aucun lien avec des actes extrémistes
violents. »
En attendant, la campagne de recrutement bat son plein
et Al-Rachad envisage de se doter de sa propre chaîne télévisée.
Directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et
méditerranéen (Cermam) à Genève, l’Algérien Hasni Abidi souligne :
« C’est la première fois que des islamistes influents s’ouvrent autant.
C’est bon pour leur image. C’est donc un moyen de recruter le plus
possible. » A Londres, Mohamed Larbi Zitout, pilote du projet
d’Al-Rachad, résume sans détour son objectif : « Nous
pensons organiser une sorte d’Intifada, de manifestation nationale
[...]. Il y aura toujours un prix à payer. L’Algérie, ce n’est pas la
Géorgie, on ne peut pas réussir une révolution qu’avec des fleurs. »
Le Temps.Ch
Marion Moussadek – Mardi 26 juin 2007