« quid d’un candidat qui se présente à la mairie d’une ville de 10 000 habitants si on apprend qu’il est gay ? »
Sérieusement, vous avez beaucoup d’exemples de candidats de province déboutés d’une municipalité à cause de leur homosexualité ? Préjugés stupides sur « le peuple un peu bêbête » qui ne voterait que pour des hommes blancs, catholiques et pères de 8 enfants.
« Quid du droit à se pacser si tout le monde l’apprend et ragote dessus pendant des mois ? »
Que je sache, les ragots ne constituent pas une procédure légale d’opposition à une demande PACS, et encore moins une pratique endémique aux régions les moins urbanisées...
« Que faites vous des agressions homophobes qui continuent à avoir lieu en France ? »
Ma thèse n’est pas « Il n’y a pas d’aggression homophobes en France ».
Elle est la suivante : « Les Gay Pride ne sont ni une démonstration de l’acceptation socio-professionnelle des homosexuel(le)s dans une localité urbaine définie, ni un moyen pour y parvenir (bien au contraire) »
« Non la province n’est pas arriérée. Loin de là. Mais n’ayons pas non plus tendance à croire que ce qui est vrai à paris est vrai partout. Allez, faites un effort. Descendez de votre corail qui relie la capitale et votre grande et belle ville de province. Allez faire un tour en banlieue, dans le 9cube. ou le 9.1.Arborez fièrement un rainbow flag dans certaines de ces villes et vous verrez ce qui arrivera à votre voiture, à vous même. »
Je vous rassure, un drapeau tricolore suffirait pour vous y faire rosser (pourtant, des statistiques montrent que la France regroupe une importante communauté de Français :p). Dans cette partie du territoire, l’homophobie exacerbée est le symptôme de causes bien plus profondes qu’une simple hostilité réactionnaire. Et par ailleurs, l’arrogance et la crudité des images qui suintent de ces défilés n’arrangent rien au problème...
« Et, soyez en certain, cela se reproduira dans les banlieues de votre si belle ville de province. »
Parfaitement d’accord.
Mais c’est VOUS qui tentez de poser un clivage Paris/Province, pas moi.
« D’ailleurs, je vais en profiter pour ajouter un autre lieu où la gay pride serait utile : le milieu professionnel ! Combien de licenciement pour raison d’homosexualité, plus ou moins cachée ? Combien de discriminations au quotidien ? Combien de harcèlement, de vexation, d’humiliations ? Et vous croyez que cela n’arrive que dans le privé ? Allez demander aux policiers de l’association FLAG ce qu’ils ont à vous dire, par exemple !
Tout est beau dans le meilleur des mondes gays pensez vous ? Qui vit donc dans sa bulle ? Vous ou moi ? »
Encore une fois, ces propos ne sont pas les miens.
Trouvez-en les auteurs si vous souhaitez une réponse (à moins, bien sûr, que vous ne les ayez montés de toute pièce)
« Alors, laissez tomber avec vos propos haineux à propos des folles tordues. Elles, au moins, ont le courage de défiler au grand jour, maquillées comme des voitures volées certes, sur des talons vertigineux certes, avec des tenues à faire pâlir de jalousie un oiseau des îles, certes, mais avec un courage et une détermination que vous n’aurez jamais. Elles au moins, ces folles tordues, comme vous dites, elles ont des couilles ! »
Ils ont le courage que leur confèrent l’état de communauté organisée (milices communautaires, parfois) et leur appartenance à un noyau de privilégiés socio-professionnels qui s’est depuis longtemps découplé des réalités sociales et - effet pervers - ne se rend même pas compte de ce qu’il alimente l’homophobie.