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Commentaire de Zerth

sur Hier, gardiens de la paix, aujourd'hui, forces de l'ordre


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Bourricot Zerth 10 novembre 2006 13:04

Dérive sécuritaire difficile à contenir. A la question posée à une journaliste russe lors de la commémoration de la mort des deux personnes dans le transformateur le 25 octobre dernier : « Pensez-vous que les journalistes attendent de nouvelles émeutes ». La journaliste répond : « Un journaliste est une personne qui attend le plus horrible, pas vous ? »

La derive sécuritaire n’est pas le seul fait de la police mais le fait de l’ensemble d’une société qui réagit au nom du bon sens et qui est nourrie à l’image choc, loin des réalités. Les banlieus à travers le prisme des médias et des politiques sont véritablement un lieu dangereux où il n’est pas bon d’y mettre les pieds.

Pourtant, le 9.3. pour prendre un exemple tant décrié est un des département les plus riches par les manifestations culturelles, il s’y passe chaque jour des initiatives toutes plus intéressantes les unes que les autres. Rappelés à l’ordre, les médias font des sujets dits positifs sur la banlieue. Mais en voyant ces sujets construits selon un dispositif, on a l’impression qu’il s’agit de miraculés de la banlieue.

L’insécurité est un sentiment qui nous a été progressivement imposé comme évident. Et pourtant quelle est aujourd’hui la véritable ampleur de l’insécurité ?

Les policiers sont fatigués des discours. Sans vouloir en core l’avouer mais le laissant deviner dans certains discours, ils condamnent la politique sécuritaire de N.Sarkozy, car les premiers à recevoir l’effet du boomerang c’est eux. Coincée entre les circulaires d’état, et une conscience qui leur crie que tout cela ne tourne pas rond, la force de police se délite et perd peu à peu de son crédit auprès de la population.


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