DECRYPTAGE DES MESSAGES SUBLIMINAUX DE L’AUTEUR
Il est vrai qu’une lecture toute littérale de cet article n’apporte strictement rien à la compréhension de la société et de la politique algériennes et je veux bien croire que cette apparente insignifiance soit la résultante de la dictature des généraux.
A y regarder de plus près, on trouve entre les lignes, sinon des révélations, tout au moins des confirmations de ce beau pays qui poussent tellement de ses citoyens à émigrer.
En effet, dans son article, il mettait en exergue le fait qu’en Algérie
il n’y a aucune raison de se plaindre : tout va bien dans le meilleur
des mondes.(1) Venant d’un homme politique qui a dû, en plus, sillonner
le pays en long et en large lors de campagnes électorales, une telle
assertion a de quoi provoquer plus qu’un malaise à celui qui lit
l’article en question. Par chance, je suis rédacteur depuis deux ans
maintenant de ce média citoyen français
Lire : l’ensemble du pays est dans une situation catastrophique
(Agoravox) dont la notoriété
est bien établie maintenant. Cela ne fait pas de doute. Mon article qui
se voulait être une réponse plus ou moins critique au "malaise
algérien" y a été publié. Et c’est de cette façon-là que mon camarade
qui se connecte régulièrement à Internet lui aussi a eu vent de mon
papier et a pu le lire. Evidemment, son premier réflexe a été de me
contacter par le biais du dit journal (internet) e
Lire : Merci Internet car sans démocratie, il n’y a que toi qui puisse transporter nos voix.
Qui a dit qu’Internet « est une poubelle » ? Allez, je vous donne
tout de suite la réponse : c’est Alain Finkielkraut, philosophe de son
état, mais « en fin de carrière » selon un agoravoxien.Lire : les intellos français nous ont laissés tomber
Après une
première rencontre, à Alger, qui fut plus qu’émouvante, nous avions,
mon ami et moi, évoqué nos souvenirs respectifs, ceux ayant bien sûr
rapport ave nos « années lycée » et particulièrement les profs qui
avaient, d’une manière ou d’une autre, exercé une influence certaine
sur le choix de nos carrières respectives : je voulais être pilote de
ligne, un de mes profs m’a conseillé de faire médecine ; aujourd’hui,
après vingt ans de chirurgie derrière moi, je ne regrette pas ce choix.
Lui, après des études de « médecine animale » (vétérinaire), il a fait un
doctorat en immunologie à Paris. Rentré en Algérie, il voulait investir
dans une unité de production de médicaments à usage vétérinaire
(notamment des vaccins), on lui a mis les battons dans les roues ; à
cause de ses prises de position politiques, semble-il.
Lire : impossible d’entreprendre en Algérie si vous n’êtes pas du bon côté du manche
Algérie, on marginalise les cadres et on casse les bonnes volontés.Lire : rien n’est fait pour valoriser les compétences des Algériens
Pourtant, son projet d’investissement, en plus de la création certaine
de quelques postes d’emploi (ce qui n’est pas rien par les temps de
chômage qui courent), aurait, peut-être, permis à l’Algérie de ne pas
s’inquiéter aujourd’hui ni de la grippe aviaire ni de la grippe porcine
(je sais que j’exagère un peu là). Je ne m’étale pas trop sur cette
question qui explique en partie « la fuite des cerveaux », car ce n’est
pas l’objectif premier de cet article, mais, je vous promets d’y
revenir ultérieurement.
Lire : non seulement l’Algérie est arriérée en matière d’emploi et de santé mais elle est tellement hostile à ses forces vives que ces dernières la fuient.
Mais, en Algérie, les partis politiques d’opposition n’ont aucune
influence sur le cours des évènements. Pour la plupart, ils ne font que
de la figuration et on ne se souvient d’eux que lorsqu’il y a des
élections.
Lire : l’Algérie est une dictature
Le pouvoir algérien use toujours de cette tactique pour
rendre les élections, quelles qu’elles soient, plus crédibles aux yeux
de la population et surtout pour faire taire l’opinion internationale
qui trouve, il est vrai, toujours à dire et à redire lorsqu’il est
question de l’Algérie.
Lire : Personne ne soutient les Algériens, le monde nous a abandonnés à la misère et l’ignorance ;
Après une bonne dizaine d’années d’activité
politique et de militantisme au sein de son parti, mon ami a dû se
rendre à cette évidence et a donc, la mort dans l’âme j’imagine,
démissionné. Il a bien fait. Ne dit-on pas que « pour vivre heureux, il faut vivre caché » ?
Lire : pour changer les choses, nous devons nous organiser clandestinement.
Actuellement, il gère un site web qui porte le nom de « Forum démocratique » et la chose qui lui tient vraiment à cœur est « d’offrir un espace rédactionnel dédié à la réflexion »,
comme il le mentionne dans son éditorial. Nous ne pouvons que
l’encourager dans cette aventure beaucoup plus intellectuelle que
politique et éventuellement y participer même modestement. Puisque tel
est son vœu.
Lire : Venez tous sur le ’forum démocratique", espace de liberté encore possible pour les opposants.