Extrait....
La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Le 3 juillet dernier,
la direction générale du travail – rattachée au ministère du travail –
publiait une circulaire « relative à la pandémie grippale »
dans le but de préparer entreprises et administrations à une
propagation rapide du virus. A la lecture de cette circulaire, on
remarque vite qu’il n’y est pas seulement question de santé et de
masques. En cas de pandémie grave, ce sont les conditions de travail
des salariés qui risquent d’en prendre un coup.
Congés maladie, absentéisme ... A cause de la grippe, la France pourrait tourner au ralenti dans ce que le ministère appelle « un mode de fonctionnement dégradé de la société ».
D’où une série de préconisations, à caractère exceptionnel, pour
permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel.
« Il en va de la survie de l’économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l’emploi » est-il précisé.
« Adapter le travail des salariés »
En cas de passage en phase 5B ou 6 de la pandémie - ce que Roselyne
Bachelot envisage dès septembre - l’employeur pourrait donc « adapter l’organisation de son entreprise et le travail des salariés ». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourraient, par exemple, augmenter « par décision unilatérale de l’employeur ». Et de préciser entre parenthèses que « le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement ».
S’agissant de modifications plus importantes, tel que l’aménagement
du temps de travail (dérogation à la durée maximale journalière en cas
de surcroit temporaire d’activité, dérogation à la durée maximale
hebdomadaire de 46 heures, etc.), l’employeur serait dans l’obligation
de recevoir une autorisation administrative. La circulaire invite donc
l’administration du travail à « faire preuve de souplesse et de réactivité face aux demandes des entreprises ».
Juste comme ça, en passant ....