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Commentaire de Lisa SION 2

sur Voir ou ne pas voir ? Rien n'a changé depuis dix ans


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Lisa SION 2 Lisa SION 2 5 août 2009 12:12

Bonjour Bernard, c’est curieux comme la symbolique de la mer peut servir à expliquer bien des choses.

« Le politique n’est pas à rejeter entièrement. » Sauf si l’on doit attribuer la situation actuelle à la désaffection pour la religion et ses nombreuses paraboles incompréhensibles, les dix commandements suffisent à écarter les principaux dangers. Il en est de même avec les cinq cent pages hebdomadaires du journal officiel que plus personne ne comprends, alors que ce n’est qu’une extension des dix premiers. Tout comme 99, x% des automobilistes roulent convenablement à droite ( comme d’ailleurs toutes les tendances politiques aujourd’hui ), exprimant ainsi leur accord avec les règles de base, les lois ne sont faites que pour le x% qui rame dans le mauvais sens, et ceux qui les fondent pour pouvoir les contourner. Ce n’est pas la loi que le peuple rejette, mais l’excès.

J’étais favorable à l’Europe espérant que nous appliquerions les bons principes des pays mitoyens comme les limitations de vitesses en Allemagne. Chez eux, il y a moins de morts que chez nous, ils roulent beaucoup plus vite ce qui les aident sur le plan économique du monde des affaires, et la politique que notre Etat adopte avec ses radars fait que la vitesse moyenne de nos autoroutes diminue, tout en augmentant le nombre d’accidents ! Personnellement, j’ai toujours roulé en fonction du trafic et ai un vrai palmarès vierge. Ya personne, j’allume !

A propos de la mer, je me permets de reprendre un post ancien, mais illustrant vos propos :

La mouvement financiers qui font disparaitre l’argent tentent à faire baisser le niveau de l’eau afin d’épargner les vaisseaux en les échouant sur des bancs de sable à sec. Seulement, c’est pas l’homme qui fait la mer...

Gouverner, c’est prévoir. Dans le cas d’un navire, il faut évidemment scruter attentivement la tendance de la vague que l’on va aborder, ou plutôt qui peut nous saborder. L’ensemble des petites courbes que le barreur a sous les yeux ont un rapport final, une somme totale, une tendance moyenne. Si celle-ci penche à droite même de deux degrés, et que vous donnez le coup de barre à gauche même de deux petits degrés, la facture au moment est de HUIT degrés de gite, ce qui est extrèmement dangereux en fonction de la cargaison et désagréable pour les passagers. Une erreur de ce genre, et c’est vingt cinq personne qui partent sur le champs, dégueuler sur la moquette...

En votant un budget pour l’année suivante sur une estimation de croissance assurée, on donne un coup de barre dans le sens contraire aux impératifs conjoncturels complètement contrariant, et c’est cent mille ouvriers de plus sur le pavé...Et tout plan de relance en promesse trompeuse n’est pas un simple coup d’épée dans l’eau, mais un coup de barre vers une issue scabreuse qui peut en dix secondes mettre le vaisseau sous l’eau, ou jeter par dessus bord quantité de passagers indisposés.

Un navire sans moteur est victime de la mer, fou et désarticulé. Le coup d’accélérateur que donne le budget donne de l’inertie et donc de l’autorité sur la vague mais mal ajusté sur la tempète future, c’est encore une dépense qui part en fumée. Un pilote, même d’Airbus, n’est pas du tout formé pour comprendre la mer. et dans le cas de nos ministres, ils n’ont sans doute pas l’oeil avisé pour bien anticiper et pour déceler qu’en plus la vague scélérate peut arriver de tout coté...Dans ce cas, l’important est de lui tourner le dos et mettre la pression au bon moment, pour mieux l’accompagner.


Quant aux conseillers et experts, ils misent avec leurs copains spéculateurs sur l’ignorance du frais capitaine pour nous mener vers notre perte et pirater nos restes. Ce sont eux qui remuent le contexte et forment les vagues, ils savent donc mieux que les autres et sont ces initiés. Ils ont eux même mis le feu qu’ils nous chargent d’éteindre. Notre petit-monier a-gîte la barre, et c’est nous qui prog-ramons, pendant que l’élite souffle dans les voiles...un vent contraire.

Les remous sont les intérêts des dettes et mauvaises politiques anciennes, les embruns sont les emprunts fictifs dou-blés du vent de la colère des dieux, on n’est pas sorti du vaisseau-berge...

Ce fut un plaisir de vous lire, thalassa-gesse, et bon vent !

  


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