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Commentaire de Zelote

sur Criminel de guerre jusque dans les tripes ? Israël accusé de trafic d'organes


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Zelote Zelote 25 août 2009 19:06

Décryptage du Hoax


Il faut planter le décors, 1992, Cisjordanie, 1ère intifada. 

 

Au cours de l’été, le ministre de la santé (Olmert) décide de lancer une campagne de don d’organes en Israël. 

 

Bolstrom écrit » pendant cette campagne de jeunes palestiniens ont commencé à disparaître dans les villages de Cisjordanie et de Gaza. Les soldats israéliens les ramenaient morts, au bout de 5 jours" pour="pour" un="un" fait="fait" aucun="aucun" emploi="emploi" du="du">

 

La campagne officielle de don volontaire est donc en fait une campagne officieuse de don non volontaire.

 

D’autant que l’auteur a été contacté par du personnel de l’ONU qui « disaient que des vols d’organes avaient certainement lieu, mais qu’ils étaient empêchés d’agir contre cela.  » Toujours pas de conditionnel ; aucun témoignage de ces dits employés de l’ONU d’habitude si prompt à dénoncer le moindre manquement de l’armée israélienne.

L’écrivain trouve un réseau de diffusion (lequel ?) et décide de se rendre sur place.

Il se rend dans le village d’Imatin, près de Naplouse et nous raconte comment une colonne de l’armée israélienne ramène vers minuit le 13 mai 1992 le corps du jeune Bilal tué 5 jours plutôt. Force est de constater que les dons « non volontaires » ont commencé avant la campagne officielle.

Rien est épargné au lecteur : la peur, l’angoisse, le froid et les sanglots silencieux, le déchargement du corps, les membres de la famille qui creusent en pleine nuit devant le capitaine « Yahya » et ses soldats qui plaisantent. Et toutes ces questions qui restent sans réponses : pourquoi une autopsie (procédure), pourquoi une escorte militaire ( les volontaires au suicide ne sont pas nombreux en Israël), pourquoi de nuit et après 5 jours (les procession funèbres de jour des chahids entraînent souvent des émeutes et de nouvelles victimes)…

L’auteur ne comprends pas pourquoi Bilal qui se savait recherché est revenu au village alors qu’il se cachait des les montagnes de Naplouse, car selon l’auteur, se faire prendre signifiait la torture et la mort (sic).  Or l’armée ne pourchassait que les membres d’organisations ayant commis des attaques armées, les lanceurs de pierre ne l’intéressaient pas. D’ailleurs, l’auteur écrit que Bilal est passé devant la menuiserie où le guettait une unité spéciale de l’armée « sans protection ». Qui a la nécessité d’une protection, un lanceur de pierre ou un chef d’une organisation terroriste recherché ?

La seconde hypothèse est sans doute plus vraisemblable et alors l’histoire du jeune lanceur de pierre tué pour voler ses organes me fait penser à une opération d’une unité spéciale israélienne venue arrêter un chef terroriste : immobilisation de deux balles dans les jambes, hélicoptère qui attend pour l’évacuation, tir sur le terroriste à terre s’il prend une arme, refus des soldats de laisser partir le suspect avec le croissant rouge… Et surtout, l’autopsie qui est obligatoire dans pareil cas.

 

Mais l’écrivain tient son scoop, n’était il d’ailleurs pas conforté par « un proche de Khaled de Naplouse, de même que la mère de Raed de Jénine et les oncles de Mahmoud et Nafes dans la bande de Gaza  » qui affirment tous que leurs fils sont utilisés comme donneurs d’organes involontaires.

 

Son scoop n’ayant eut aucun retentissement lors de la sortie de son livre, il tente de le ressortir en saisissant l’actualité américaine avec l’arrestation d’un rabbin israélien coupable de trafic d’organes aux USA.

Enfin, le monde entier connaît Bolstrom. Cela aurait été dommage de passer à côté d’un tel talent !


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