Dans le cas de Ronan Point (http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/5/55/Ronan_Point_-_Daily_Telegraph.jpg/300px-Ronan_Point_-_Daily_Telegraph.jpg),
Nous avons d’abord une explosion au 18ème, ce qui affaiblit les structures, et provoque la chute des 5 étages supérieurs
Après, si vous observez attentivement, et honnêtement, vous constaterez que plus on descend dans les étages, moins la destruction est grande, la partie effondrée a une moins grande surface, ce qui suit totalement le principe de moindre action : la direction de moindre action « celle qui permet à un corps de dépenser le moins d’énergie dans l’immédiat ou d’en gagner le maximum » est orientée presque verticalement (gain maximal d’énergie par gravité), mais aussi selon la diagonale de l’immeuble (trop de dépense d’énergie pour casser les cotés des balcons par rapport à l’énergie nécessaire pour « fuir » en diagonale). D’où que si trace une droite en suivant le bord des ruptures de haut en bas, sa direction n’est pas purement verticale, mais orientée dans la diagonale de l’immeuble ronan point. Après les 23 étages de chute, le dernier balcon, lui, n’est pas effondré.
C’est le principe de moindre action, que vous le vouliez ou non, qui gouverne les lois du mouvement dynamique, dans tous les cas. C’est un principe physique non négociable, rigoureusement vrai et surtout très fécond. C’est en le respectant que l’on peut parvenir à écrire des équations simplifiées qui correspondent au problème physique que l’on modélise sinon, on fait une bouillie de chiffre insensée.
Bazant modélise en partant du principe que la direction de moindre action est nécessairement verticale, ce qui est un non-sens puisqu’il part de l’hypothèse que l’effondrement est naturel, et dans ce cas, cette direction n’est pas verticale, comme Ronan-Point le montre.
Mais, en revanche, il est permis de considérer que la direction de moindre action est toujours verticale, dans le cas où les structures sont explosées méthodiquement, comme je l’ai fait plus haut. Il suffit alors de substituer, dans les équations de Bazant, l’énergie cinétique de « la matière de tous les étages agrégés hypercompressée entre 4 parois de vide », et d’y voir l’énergie des explosifs.
Je suis sûr que vous avez quelques collègues qui sont spécialistes de dynamique, posez-donc leur la question.
Vous même, dans bastiton.net, ne dites-vous pas que la grandeur déterminante d’un phénomène est l’action dynamique ? Et bien, il faut alors utiliser correctement le concept et donc employer le principe qui le gouverne. Non ?