Dans les infection nosocomiales il y a dans la boucle, le patient, l’hôpital, le soignant, mais on oublie toujours le visiteur.
Il y a à côté des portes des services, des postes de soins, dans les couloirs, à côté de chaque ascenseur des bouteilles d’alcool dénaturé pour se désinfecter les mains.
Je n’ai jamais vu un seul visiteur s’en servir.
Les familles en arrivant dans le service se nettoient elles les mains ?
Se demandent elles si étant grippées ou ayant la moindre maladie infectieuse doivent elles rester à la maison ?
Changent elles de chaussures en entrant et sortant de l’hôpital pour ne pas y introduire tous les germes ramenés de la rue ?
Prennent elles les mêmes précautions que les soignants, font elles les mêmes gestes ?
Se posent elles la question de savoir si faire entrer le bébé avec varicelle et tout le reste est dangereux pour le patient ? (Il a bien le droit le papy de faire la bise à son arrière). Et de s’étonner qu’on les appelle en urgence le lendemain pour choc septique du papy.
Précautions qui semblent évidentes pour tout le monde, mais en pratique qui le fait ?
C’est facile de mettre tout sur le dos de l’hôpital et des soignants, mais les familles elle mêmes ?
Même quand on leur apprend les précautions pour entrer dans une chambre de patient en isolement pour aplasie, ils mettent la surblouse, le masque, la charlotte, les surchaussures, les gants comme on leur montre.
Mais si vous n’êtes pas derriere eux à chaque fois, on oublie le masque, et puis zut pour les gants....
Il est facile de porter plainte contre l’hôpital. Mais parle t’on de ces cas où c’est l’hôpital qui se retourne contre une famille ?