Gollum a raison, on manque de vision dans cette nouvelle société internationale qui se dessine. Une vrai vision humaine qui dépasse l’approche économique...
Et puis les gens ne réagissent pas car ils profitent bien de la situation, globalement, les gens font leur beurre, l’argent circule... Prenons un prof, par exemple, son salaire est bien inférieur à celui d’un petit boulanger dans un village, inférieur à un chef d’équipe travaillant dans les espaces verts et inférieur à un commerçant ambulant qui vend, dans les marchés de campagne, des culottes taille 60 pour les mamies !
Le malaise du prof vient de la non-reconnaissance des difficultés psycho-sociologiques qu’il rencontre dans l’exercice de sa fonction intégralement « programmé » par une administration des rectorats (détestable) et par des « hautes sphères » qui ne sont plus en face des élèves depuis longtemps... Et puis l’individualisme qui règne dans une salle de prof, certains profitent de leur avantage (surtout les vieux) avec leur maison acheté il y a 20 ans, leur appartement de vacances... et un jeune prof ne peut même plus se payer un 70 m² en ville pour aller travailler ! Selon moi, les vieux profs sont en cause, ils ont laissé tenir la barque aux syndicats qui n’ont jamais su faire remonter le malaise social généralisé (plus ou moins) dans les établissements.
Et puis les jeunes, je leur dit souvent (au lycée) qu’ils sont plus intelligents que nous à l’époque. Car l’information circule maintenant, bien plus qu’avant, avec Internet, la jeunesse est au courant des réalités sociales. Et lorsque je leur demande ce qu’ils veulent faire plus tard (j’ai surtout des scientifiques), ils répondent qu’ils veulent gagner de l’argent ! Simplement, sans visualiser une profession ; la jeunesse est l’expression de notre société hantée par l’argent et contrôlée uniquement par l’argent. Existe-t-il d’autres règles que celles du commerce ? Que peuvent-ils attendre, d’un point de vue humain, les jeunes dans notre société dirigée exclusivement par les lois financières ?
Enfin, il y a un gros problème d’orientation dans l’éducation nationale, les flux, toujours les flux, les profs travaillent à flux tendu, les élèves ne doivent pas progresser, ils doivent passer d’une classe à l’autre, il ne faut pas encombrer les classes avec des redoublants. Puis l’orientation des élèves se décide (pour la plupart) par défaut, dans les sections qui ont encore de la place. ET puis, les « hautes sphères » de l’administration parlent des métiers de la mode et des industries connexes à la place d’une section couture par exemple... Tout cela mais de la pagaille dans le fonctionnement scolaire...
J’arrête là et je vais prendre l’air... il y a tant de choses à dire.