Frédéric Lyon, la question se porte plus ici (d’après l’auteur) sur la « vision sociale et humaniste » quasi nulle dans la réalité éducative.
Ce n’est pas qu’une question d’autorité et de comportements agressifs... Je donne un exemple :
Mes élèves sont pour la plupart en terminale S, dans un lycée privé de Toulouse de très bonne réputation, les élèves sont souvent de « bonnes familles ». A la question des études post-bac, un élève, un des meilleurs de la classe, dit qu’il veut faire médecine. Il dit : mon grand père était médecin, mon père est médecin, donc je vais faire médecine. Sa copine, à côté de lui, l’interpelle et lui dit : mais tu n’aimes pas les gens ! Le « futur médecin » lui répond : et alors ? (Et il ne contredit pas la vision qu’elle a de lui)
Cette exemple est très significatif, même de la haute société, sans vision humaniste (spirituelle) de la société, le monde court à sa perte. Et que propose l’éducation nationale dans cette problématique d’une réalité sociale dans laquelle l’objectif est d’amasser des profits à des fins égoïstes au détriment de l’autre à qui ont fait les poches. L’éducation ne propose rien ! Des programmes surchargés qui ne laissent surtout pas le temps, entre un prof et ses élèves, de développer un esprit critique des savoirs qui nous conditionnent. Et ce conditionnement, cette mise en boite, c’est d’un cercueil qu’il s’agit ! Le cadavre est cette société financière qui contrôle tout, qui le doit certes, mais pas au détriment du genre humain, et puis n’oublions pas que de nombreux experts nous ont conduit à cette crise internationale. Car tout ce qu’ils ont fait était légal. C’est pourquoi il faut réguler !
Bref, l’éducation, il faut également la réguler, poser des vannes ici ou là pour ouvrir un vaste champ d’opportunités à nos enfants et non un champ de guerre économique. Si le fort dans cette société est le riche, et le faible est le pauvre, il y a un grave problème de vision humaine (qui existe intérieurement) et l’éducation est responsable de maintenir les enfants dans cet état de fait.