Un commentaire constructif et objectif ! Évidemment, nouveau... Grazi mille.
On peut modérer cette affirmation...
Prendre connaissance d’une information est quelque chose
d’immédiat et il serait vain de vouloir additionner les humeurs
positives et négatives sur une longue période dans une logique
mathématique. Une humeur ne dure guère sauf si elle est entrenue.
Bref, restons dans l’instant. Si l’élève n’apprécie pas un
cours, soit il se force à suivre, soit il s’ennuie. Dans ces deux
cas insatisfaction, dépit de ne pas être ailleurs, que le cours
soit si compliqué.
C’est vrai que les messages publicitaires...
Une affiche est faite pour attirer l’oeil. Si ce mouvement
souvent involontaire n’est pas satisfait, par exemple par une
affiche humoristique ou sexy, le dépit est là, quel que soit sa
force et la conscience que nous en avons. Dire que la publicité est
une pollution inutile, c’est un jugement de valeur, mais j’y
consens en grande partie.
Vous avez raison mais vous semblez donner une certaine
importance aux notions...
L’Homme est par nature hédoniste, il cherche naturellement le
plaisir et fuit le déplaisir, il vit essentiellement dans l’instant
et a peur de l’inconnu, des expériences nouvelles. Sans influence
extérieure, un homme fume tant que cela lui plaît. Pour arrêter,
il faut qu’on l’informe des dangers futurs, il faut qu’il fasse
confiance à cette information et il faut que sa santé le préoccupe
plus que les plaisirs respectifs du tabac et de l’habitude. Donc il
lui faut acquérir un esprit social et raisonnable. Évidemment, la
société actuelle satisfait davantage nos besoins primaires, ceux de
l’homme au niveau naturel, sans besoins complexes, car ces derniers
ne sont pas tout à fait nécessaire à la société. Une société
constitués d’hommes peu sociables et raisonnables peut être
viable... jusqu’à un certain point.
Ne peut-on prétendre ici que la principale...
Peut-être même que l’orgueil est le socle de la curiosité,
donc de toute désir de connaissance. Mais l’orgueil, l’égoïsme,
à dose mesurée, est très sain, Nietzche en est le chantre et
l’exemple.
Nous ne sommes pas tous égaux...
Contrairement aux médias... Entre avoir une version des faits...
Internet, comme toute technologie,
n’est qu’un outil. On y trouve souvent ce qu’on y cherche car les
informations sont plus nombreuses, plus variées, mais comment
s’assure-t-on qu’elles soient plausibles ? Toute certitude est
évidemment utopique, à plus forte raison quand cela concerne les
affaires humaines, cependant notre esprit critique permet de faire la
part des choses. L’esprit critique, c’est l’association de nos
connaissances, à la lumière desquelles sont jugés les nouvelles
informations, et d’un doute rationnel. Plus les connaissances sont
générales et le doute radical, moins il y a d’erreurs possibles.
Si l’on cesse de douter, on finit par
se croire raisonnable. L’homme se croyant raisonnable croit souvent
avoir raison, doute peu de ses convictions et préfère trouver des
causes extérieures à ses erreurs plutôt que de les admettre. En
psychologie, un type locus externe. Le geigneur de mon article se
croit raisonnable. Beaucoup de geigneurs apprécient Orwell, sans
connaître ou se soucier de deux de ses mots :
« Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que
les gens ordinaires. »
« Il est des idées d’une telle absurdité que seuls les
intellectuels peuvent y croire. »