Bonsoir Phylou17,
"Je pense que dans votre humour stupide, vous n’êtes pas loin de la
vérité. Une étude attentive de l’affaire AZF montre à l’évidence qu’il
s’agissait d’un attentat."
Désolé pour le hors sujet, je peux pas laisser passer cette fausse évidence sans réagir.
Je suis Toulousain (de la campagne autour mais bossant à Toulouse), et automatiquement cette affaire m’a suffisamment interessé pour que j’aille un peu au delà de la Dépêche qui a vendu beaucoup de papier à propos de cette histoire.
Techniquement, le nitrate d’ammonium ça lui arrive d’exploser. Il y a de nombreux exemples dans le passé, et aussi après 2001. Par exemple, en 2004 un train chargé entre autres d’essence et de nitrate d’ammonium dans la gare de
Ryongchon (Corée du Nord, 130 000 habitants, proche de la chine) fait 161 personnes et plus de 1 300 blessés.
La gare a été rasée, ainsi que tous les bâtiments dans un rayon de
500 m, près de 8 000 logements sont détruits ou endommagés. Deux
énormes cratères de huit à dix mètres de profondeur ont été vus sur le
lieu de l’accident, dont les circonstances précises ne sont pas
connues.
Ensuite, Total n’a pas lésiné sur les moyens douteux, les manœuvres dilatoires, les trucs, astuces et subterfuges pour tenter d’exonérer leur responsabilité.
Un exemple précis :
La ville de Toulouse (quand le maire était douste-blabla) a passé un discret accord avec Total. Moyennant le paiement de 68 millions d’€, la ville ne se porterait pas partie civile. Malheureusement, la manœuvre à fait long feu, la ville passé à Gauche a quand même décidé de s’inviter dans la procédure.
un autre : la déclaration de Philippe saunier, responsable syndical CGT-Chimie :
"L’explication est facile et triste. Total a manœuvré les esprits dès
le début en culpabilisant les salariés, en les rendant co-responsables
du drame (...) Il leur a été fortement recommandé d’adopter la même
position que la direction, à un moment où il était question de
maintenir l’activité sur le site"
un dernier pour la route : . Les avocats de total ont demandé et obtenu du juge d’instruction deux cent
cinquante demandes d’information sur les hypothèses les plus diverses voire les plus
farfelues. Ces hypothèses ont donné lieu à des enquêtes et ont été
soumises aux experts du pénal. Ces derniers ont fini par écrire au juge
pour se plaindre estimant qu’il s’agissait, dans bien des cas, plus de
manœuvres dilatoires pour retarder leur travail que d’une réelle
volonté de rechercher la vérité.
Le comportement équivoque de total, l’obstruction à certaines commissions d’enquêtes, les accords secrets, et l’ensemble des manœuvres dilatoires sont une constante, ce qui a été constaté, documenté et commenté tout au long de l’enquête. Et jusqu’au derniers jours du procès, total n’a eu de cesse que de le retarder afin qu’il ne fut pas clôt à la date prévue (26 juin), pour troubler le procès qui traitait une banale affaire de mauvais stockage.
tout ceci et encore d’autres choses m’ayant amené à penser qu’il n’existe plus de doute raisonnable concernant le caractère purement accidentel de cette histoire, et ça c’est une affirmation que je peux étayer !