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Commentaire de ddacoudre

sur « La Domination masculine » ou le retour des grands singes


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ddacoudre ddacoudre 26 novembre 2009 22:15

bonjour julie dep

un bon article qui pause une analyse lucide sans tombé dans la caricature ou s’engagent les médias.

je te copie un extrait d’un essai ou j’indique qu’il ne s’agit pas d’un processus seulement macho, qui est regarder la relation femme homme par le petit bout de la lorgnette.

Égalité entre l’homme et la femme, souvent pour la reconnaître les hommes demandent à la femme d’exercer le même autoritarisme et inversement.

Si l’égalité consiste à donner à la femme la direction d’une société machiste pour la reproduire, c’est n’avoir façonné que des femmes hommes.

Si l’égalité c’est concevoir un dieu féminin qui créa la femme, l’essence même dont l’homme est extrait, ce n’est pas mieux. Par contre si un jour, sans rejeter la « religiosité humaine », elles rejettent simultanément la Vierge Marie, le Tchador et autres pour être Elle, alors là commencera l’égalité différenciée et l’espérance d’avoir une société autre que machiste, autre que patriarcale ou matriarcale, dont je n’ai aucune idée, et que j’ai qualifié « d’harmonie »

 

Nous savons que l’apprentissage culturel dans bien des pays est diffusé par la femme au sein du foyer, que son rôle est primordial, même si nous avons développé un monde machiste dans lequel elle recouvre une place, sa place.

Une place dont le mâle l’a exclue il y a bien longtemps, à l’époque ou elle faisait l’objet de vénération car elle donnait, dans l’incompréhension, la vie.

Pour illustrer mon propos je prendrai l’exemple dans le « moyen âge grec » qui commence vers le II ième siècle AV. J.C, comprenant la Crête et les Achéens qui se partagent le monde Gréco égéen, et la Grèce archaïque que les historiens situent entre le VIII ième et V ième siècle. Les origines du monde sont évoquées par le Chaos sans attribut, Gaia la terre définie « par son large sein », Gaia « au grand sein », donc capable de donner la vie à d’autres vies, relayée par le mythe en déesse qui est à la fois première, la plus ancienne, incroyablement vaste, et qui peut à elle seule, sans mâle, par ses propres forces et secrètes vertus, donner la vie. En troisième lieu Éros, l’amour. C’est l’amour qui n’aime pas, la représentation d’un surgir », d’un « apparaître ». La mer, voie d’eau dans la réalité économique gréco-égéene engendre une déesse de la mer vénérée, Amphitrite, dont le nom apparaît historiquement avant celui resté célèbre dans notre éducation « patriarcale », Poséidon, dieu de la mer. Poséidon est d’origine Asianique, une des religions antiques du Moyen-Orient. Amphitrite l’épouse dans la version de la Théogonie d’Hésiode datant du VI ième siècle. C’est là, la réalité d’une culture gynéocratique qui subira de lentes et visibles transformations. Ensuite dans la version plus récente, ce fut Amphitrite qui fut prise pour épouse par Poséidon. Les positions se sont donc totalement inversées signe d’une modification culturelle.

Cet exemple parmi certainement beaucoup d’autres, indique clairement une inversion des rôles par acculturation d’influence, et à la longue, une mise sous silence du rôle politique et religieux de la femme qui n’en a pas moins poursuivit, secrètement ou non, son influence au travers des désirs dont elle faisait l’objet.

Il a fallu attendre l’activité des femmes protestantes, avec Sarah Monod en 1838 qui publia aux États-Unis un manifeste féministe : « nu on the Esquality of he sexes and the condition of Women » ; en Angleterre Elisabeth Cady humaine avec sa « Women’s bible » en 1890, et une autre protestante française Sarah Monod qui devint présidente du conseil national des femmes à sa création en 1901, pour qu’elles revendiquent leur place.

Entre Amphitrite et Sarah Monod il n’y a pas moins de 3000 ans. Dire que c’est seulement l’histoire religieuse qui leur a usurpé leur place, serait déplacer le problème des organisations sociétales à leurs représentations. Représentations dont les rôles ont été de les maintenir en l’état en fonction de l’adaptation évolutive à l’environnement géohistorique, et auxquelles elles ont largement contribué par inculture ou tradition au travers de l’apprentissage, tout comme nous le faisons aujourd’hui pour perpétuer les organisations qui nous asservissent. Pour qu’il en soit autrement, il faut avoir un choix même restreint, et pour qu’il existe il faut avoir le temps d’y réfléchir la tête remplie de connaissances. Et dans cette connaissance rien ne nous interdit d’envisager qu’une société matriarcale ne serait pas meilleure que la notre. A condition comme je l’ai déjà dit que nous n’ayons pas fabriqué des femmes hommes.


cordialement


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