bonjour julie dep
un bon article qui pause une analyse lucide sans tombé dans la caricature ou s’engagent les médias.
je te copie un extrait d’un essai ou j’indique qu’il ne s’agit pas d’un processus seulement macho, qui est regarder la relation femme homme par le petit bout de la lorgnette.
Égalité entre l’homme et la femme, souvent pour la reconnaître les
hommes demandent à la femme d’exercer le même autoritarisme et inversement.
Si l’égalité consiste à donner à la femme la direction d’une société
machiste pour la reproduire, c’est n’avoir façonné que des femmes hommes.
Si
l’égalité c’est concevoir un dieu féminin qui créa la femme, l’essence même
dont l’homme est extrait, ce n’est pas mieux. Par contre si un jour, sans
rejeter la « religiosité humaine », elles rejettent simultanément la Vierge Marie, le
Tchador et autres pour être Elle, alors là commencera l’égalité différenciée
et l’espérance d’avoir une société autre que machiste, autre que patriarcale ou
matriarcale, dont je n’ai aucune idée, et que j’ai
qualifié « d’harmonie »
Nous savons que l’apprentissage culturel dans bien des pays est diffusé
par la femme au sein du foyer, que son rôle est primordial, même si nous avons
développé un monde machiste dans lequel elle recouvre une place, sa place.
Une place dont le mâle l’a exclue il y a bien longtemps, à l’époque
ou elle faisait l’objet de vénération car elle donnait, dans l’incompréhension,
la vie.
Pour illustrer mon propos je prendrai l’exemple dans le « moyen âge
grec » qui commence vers le II ième siècle AV. J.C, comprenant la Crête et les Achéens qui se
partagent le monde Gréco égéen, et la Grèce archaïque que les historiens situent entre
le VIII ième et V ième siècle. Les origines du monde sont évoquées par le Chaos
sans attribut, Gaia la terre définie « par son large sein », Gaia « au
grand sein », donc capable de donner la vie à d’autres vies, relayée par
le mythe en déesse qui est à la fois première, la plus ancienne, incroyablement
vaste, et qui peut à elle seule, sans mâle, par ses propres forces et secrètes
vertus, donner la vie. En troisième lieu Éros, l’amour. C’est l’amour qui n’aime
pas, la représentation d’un surgir », d’un « apparaître ». La mer,
voie d’eau dans la réalité économique gréco-égéene engendre une déesse de la
mer vénérée, Amphitrite, dont le nom apparaît historiquement avant celui resté
célèbre dans notre éducation « patriarcale », Poséidon, dieu de la mer.
Poséidon est d’origine Asianique, une des religions antiques du Moyen-Orient.
Amphitrite l’épouse dans la version de la Théogonie d’Hésiode datant du VI ième siècle.
C’est là, la réalité d’une culture gynéocratique qui subira de lentes et
visibles transformations. Ensuite dans la version plus récente, ce fut
Amphitrite qui fut prise pour épouse par Poséidon. Les positions se sont donc
totalement inversées signe d’une modification culturelle.
Cet exemple parmi certainement beaucoup d’autres, indique clairement une inversion des rôles par
acculturation d’influence, et à la longue, une mise sous silence du rôle
politique et religieux de la femme qui n’en a pas moins poursuivit, secrètement
ou non, son influence au travers des désirs dont elle faisait l’objet.
Il a fallu attendre l’activité des femmes protestantes, avec Sarah Monod
en 1838 qui publia aux États-Unis un manifeste féministe : « nu on the
Esquality of he sexes and the condition of Women » ; en Angleterre Elisabeth
Cady humaine avec sa « Women’s bible » en 1890, et une autre protestante
française Sarah Monod qui devint présidente du conseil national des femmes à sa
création en 1901, pour qu’elles revendiquent leur place.
Entre
Amphitrite et Sarah Monod il n’y a pas moins de 3000 ans. Dire que c’est
seulement l’histoire religieuse qui leur a usurpé leur place, serait déplacer
le problème des organisations sociétales à leurs représentations.
Représentations dont les rôles ont été de les maintenir en l’état en fonction
de l’adaptation évolutive à l’environnement géohistorique, et auxquelles elles
ont largement contribué par inculture ou tradition au travers de
l’apprentissage, tout comme nous le faisons aujourd’hui pour perpétuer les
organisations qui nous asservissent. Pour qu’il en soit autrement, il faut
avoir un choix même restreint, et pour qu’il existe il faut avoir le temps d’y
réfléchir la tête remplie de connaissances. Et dans cette connaissance rien ne
nous interdit d’envisager qu’une société matriarcale ne serait pas meilleure
que la notre. A condition comme je l’ai déjà dit que nous n’ayons pas fabriqué
des femmes hommes.
cordialement