bonjour caleb
J’avoue que je ne vois pas moi non plus en quoi le sommet de Copenhague va apporter une
solution à la production d’effet de serre qu’engendre le co2.
Actuellement gaz pétrole et charbon fournissent 85% à 86 % de l’énergie
primaire, l’objectif affiché est de maintenir l’élévation de la température en
dessous du seuil des 2%. Avons-nous une chance de réussite à mon sens aucune.
Cela ne tient pas à notre capacité technologique, car nous disposons des
moyens de réduire nos émissions de gaz carbonique, des moyens de développer des
puits à carbone, même si l’on considère qu’il n’est pas la source majeure du réchauffement, la fonte des pôles et les glaciers sont un résultats concrets
Non notre difficulté vient du blocage de nos modèles
systémiques. Notre économie repose sur un modèle de comptabilisation dont, le
but est de faire du capital, du profit pour ceux qui préfèrent ce terme.
Si bien que tout ce que nous entreprenons se compare par rapport à ce modèle
que nous appelons le modèle capitaliste ; nous avons pris l’habitude de
mesurer toutes nos créations dans un rapport coût/avantage.
C’est ainsi que devant ce problème de « santé » planétaire nous
analysons notre capacité à agir contre les effets de serres produits par le co2
sous le même angle.
Malgré la contre verse , qui produit les gaz à effets de serres, tous les
experts sont d’accords que si l’on ne réduit pas drastiquement nos émissions,
les conditions de vie sur notre terre seront radicalement bouleversés, même s’ils se sont trompés.
Alors que font nos économistes. Ils calculent combien nous coûterait la
réduction des gaz à effet de serre par rapport au coût des bouleversements
qu’engendrerait le réchauffement. C’est-à-dire qu’ils comparent une réalité
effective, l’émission de gaz et le réchauffement à un modèle virtuel, celui de
la monnaie qui n’est qu’une construction intellectuelle. C’est un peu comme si
voyant quelqu’un qui se noie vous calculiez si vous avez assez d’argent pour
ensuite faire sécher vos vêtements avant de lui porter secours, plutôt que de
vous demandez si vous savez nager.
C’est comme cela que nous abordons le problème de la réduction des gaz à
effet de serre.
Pour les scientifiques l’économie mondiale doit devenir neutre en GES (gaz à
effet de serre), c’est-à-dire absorber autant qu’elle rejette voire se
transforme en un puits à carbone c’est à dire absorber plus que ce qu’elle
émet. Et c’est là que le raisonnement aliénant devient sublime.
De telles mutations ont évidemment un coût. Il va donc falloir payer pour
continuer à bénéficier d’une température clémente sur terre. Et donc de se
poser la question, combien pouvons nous mettre sur la table ? Quel climat
pouvons-nous réellement nous payer ?
Pour le savoir économiste et ingénieurs ont mis au point une panoplie de
modèles informatiques pour simuler le fonctionnement de nos sociétés,
naturellement ces modèles ont un intérêt s’ils visent la visualisation des
objectifs de stabilisation de la concentration de co2 en fonction de
l’utilisation des énergies fossiles et éventuellement de leur substitution par
des énergies renouvelables et moins polluantes. Mais si c’est pour en conclure
que nous ne pouvons pas le faire parce que il n’y a pas suffisamment d’argent
disponible, autant les mettre à la retraite ou dans un asile d’aliéné.
Si devant l’impérieuse nécessité de sauver l’espèce humaine nous estimons
que cela est impossible parce que nous estimons impossible d’émettre quelque
chose (de la monnaie) qui n’est pas une réalité, c’est que nous n’avons pas le sens des
priorités.
Je pense donc que c’est ce débat sur le coût financier des restrictions qui
va avoir lieu à Copenhague plutôt que l’élaboration d’un modèle spécifique en
dehors de la loi du marché pour faire face à la difficulté à laquelle est
confronté l’humanité.
Aucun expert ne croit que notre économie va devenir un puits à carbone, et
avec lui l’espoir de maintenir le réchauffement bien en deçà des 2°c. Pour
maintenir la température en dessous de 2°c il faut contenir la production de
co2 à un niveau de 450ppm.
Sur 13 modèles simulant le climat que l’économie pourrait s’offrir, seul deux
atteignent cet objectif, pour y parvenir il faudrait créer 500 centrales
nucléaires supplémentaires et séquestrer plus de 20 milliard de tonnes de
carbone, une technologie qui n’est pas encore disponible à grande échelle,
c’est ainsi que d’ici 2100 il faut s’attendre d’avoir une température entre 2,8
à 3,2° d’élévation.
Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais puisque je me ferais incinérer d’ici
là, mais je pense que les experts sont en deçà de ce qu’il adviendra ; il
nous reste163 990 millions de tonnes de pétroles ; 618 316
millions de tonnes de charbon ; 35 413 millions de mètre cube de
gaz ; 2151.5 milliers de tonnes d’uranium, sans oublier celles qui sont en
voie de prospection et non prise en compte. Alors la question est : est-ce
que les industries de renouvellement permettrons de laisser dans le sol toutes
ces quantités de co2 potentiel ou bien les consommerons-nous .
Il ne me semble pas que le débat de Copenhague soit abordé sous cet angle,
mais plutôt de se borner à déterminer la quantité d’émission de co2
que devrons respecter les divers états, c’est-à-dire en définitive ralentir le
processus de réchauffement.
Si l’on ne construit pas des puits à carbone parce que cela coûte trop cher
alors cette réunion ne servira qu’aux marchands de droits d’émissions de co2 à
s’enrichir.
cordialement.