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Commentaire de ddacoudre

sur Ce qui va se passer à Copenhague


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ddacoudre ddacoudre 5 décembre 2009 18:49

bonjour caleb

J’avoue que je ne vois pas moi non plus en quoi le sommet de Copenhague va apporter une solution à la production d’effet de serre qu’engendre le co2.

Actuellement gaz pétrole et charbon fournissent 85% à 86 % de l’énergie primaire, l’objectif affiché est de maintenir l’élévation de la température en dessous du seuil des 2%. Avons-nous une chance de réussite à mon sens aucune.

 

Cela ne tient pas à notre capacité technologique, car nous disposons des moyens de réduire nos émissions de gaz carbonique, des moyens de développer des puits à carbone, même si l’on considère qu’il n’est pas la source majeure du réchauffement, la fonte des pôles et les glaciers sont un résultats concrets

Non notre difficulté vient du blocage de nos modèles systémiques. Notre économie repose sur un modèle de comptabilisation dont, le but est de faire du capital, du profit pour ceux qui préfèrent ce terme.

Si bien que tout ce que nous entreprenons se compare par rapport à ce modèle que nous appelons le modèle capitaliste ; nous avons pris l’habitude de mesurer toutes nos créations dans un rapport coût/avantage.

 

C’est ainsi que devant ce problème de « santé » planétaire nous analysons notre capacité à agir contre les effets de serres produits par le co2 sous le même angle.

 

Malgré la contre verse , qui produit les gaz à effets de serres, tous les experts sont d’accords que si l’on ne réduit pas drastiquement nos émissions, les conditions de vie sur notre terre seront radicalement bouleversés, même s’ils se sont trompés.

 

Alors que font nos économistes. Ils calculent combien nous coûterait la réduction des gaz à effet de serre par rapport au coût des bouleversements qu’engendrerait le réchauffement. C’est-à-dire qu’ils comparent une réalité effective, l’émission de gaz et le réchauffement à un modèle virtuel, celui de la monnaie qui n’est qu’une construction intellectuelle. C’est un peu comme si voyant quelqu’un qui se noie vous calculiez si vous avez assez d’argent pour ensuite faire sécher vos vêtements avant de lui porter secours, plutôt que de vous demandez si vous savez nager.

 

C’est comme cela que nous abordons le problème de la réduction des gaz à effet de serre.

 

Pour les scientifiques l’économie mondiale doit devenir neutre en GES (gaz à effet de serre), c’est-à-dire absorber autant qu’elle rejette voire se transforme en un puits à carbone c’est à dire absorber plus que ce qu’elle émet. Et c’est là que le raisonnement aliénant devient sublime.

 

De telles mutations ont évidemment un coût. Il va donc falloir payer pour continuer à bénéficier d’une température clémente sur terre. Et donc de se poser la question, combien pouvons nous mettre sur la table ? Quel climat pouvons-nous réellement nous payer ?

 

Pour le savoir économiste et ingénieurs ont mis au point une panoplie de modèles informatiques pour simuler le fonctionnement de nos sociétés, naturellement ces modèles ont un intérêt s’ils visent la visualisation des objectifs de stabilisation de la concentration de co2 en fonction de l’utilisation des énergies fossiles et éventuellement de leur substitution par des énergies renouvelables et moins polluantes. Mais si c’est pour en conclure que nous ne pouvons pas le faire parce que il n’y a pas suffisamment d’argent disponible, autant les mettre à la retraite ou dans un asile d’aliéné.

 

Si devant l’impérieuse nécessité de sauver l’espèce humaine nous estimons que cela est impossible parce que nous estimons impossible d’émettre quelque chose (de la monnaie) qui n’est pas une réalité, c’est que nous n’avons pas le sens des priorités.

 

Je pense donc que c’est ce débat sur le coût financier des restrictions qui va avoir lieu à Copenhague plutôt que l’élaboration d’un modèle spécifique en dehors de la loi du marché pour faire face à la difficulté à laquelle est confronté l’humanité.

 

Aucun expert ne croit que notre économie va devenir un puits à carbone, et avec lui l’espoir de maintenir le réchauffement bien en deçà des 2°c. Pour maintenir la température en dessous de 2°c il faut contenir la production de co2 à un niveau de 450ppm.

Sur 13 modèles simulant le climat que l’économie pourrait s’offrir, seul deux atteignent cet objectif, pour y parvenir il faudrait créer 500 centrales nucléaires supplémentaires et séquestrer plus de 20 milliard de tonnes de carbone, une technologie qui n’est pas encore disponible à grande échelle, c’est ainsi que d’ici 2100 il faut s’attendre d’avoir une température entre 2,8 à 3,2° d’élévation.

 

Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais puisque je me ferais incinérer d’ici là, mais je pense que les experts sont en deçà de ce qu’il adviendra ; il nous reste163 990 millions de tonnes de pétroles ; 618 316 millions de tonnes de charbon ; 35 413 millions de mètre cube de gaz ; 2151.5 milliers de tonnes d’uranium, sans oublier celles qui sont en voie de prospection et non prise en compte. Alors la question est : est-ce que les industries de renouvellement permettrons de laisser dans le sol toutes ces quantités de co2 potentiel ou bien les consommerons-nous .

 

Il ne me semble pas que le débat de Copenhague soit abordé sous cet angle, mais plutôt de se borner à déterminer la quantité d’émission de co2 que devrons respecter les divers états, c’est-à-dire en définitive ralentir le processus de réchauffement.

Si l’on ne construit pas des puits à carbone parce que cela coûte trop cher alors cette réunion ne servira qu’aux marchands de droits d’émissions de co2 à s’enrichir.

cordialement.

 


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