A la lecture de l’article, on ne comprend pas bien s’il s’agit de redécouvrir le fil à couper le beurre, comme ce fut le cas pour l’apprentissage de la lecture - avec le retour à la méthode syllabique -, ou pour le coup des savoirs fondamentaux, lecture et calcul ! Donc, attendons effectivement le détail de ces propositions.
Il me semble que la « grammaire de phrase », les élèves du primaire en font déjà, et même trop : entendons-nous bien, je ne plaide pas pour un nivellement par le bas, mais pour un effort maximum au primaire sur les notions de base, et un report en 6e ou 5e de l’analyse plus fine.
Un exemple est plus parlant : est-on sûr que tous les élèves finissent le primaire en ayant totalement compris la distinction fondamentale entre complément d’objet direct (COD) et indirect (COI) ?
Ou encore est-il bien utile (au primaire) de détailler les compléments circonstanciels en compléments de temps, de lieu ou de manière ?
Distinguer à coup sûr les segments de la phrase et prendre du plaisir à manipuler le français serait peut-être suffisant au primaire, et permettrait d’aborder ces subtilités sereinement, alors que nombre d’élèves du primaire sont dégoûtés par le côté analytique de la grammaire.
En outre, la présentation elle-même de la grammaire fait l’objet de débats entre grammairiens...
Exemple (tiré de Synbapse.fr) :
« Le complément circonstanciel est la plupart du temps introduit par une préposition. Il faut prendre garde à ne pas le confondre avec le complément d’objet indirect. (Certains grammairiens appellent ces compléments « compléments adverbiaux » d’autres « compléments adverbiaux non essentiels ». voir compléments du verbe). Il existe de nombreuses nuances dans lesquelles il est impossible d’entrer ici et qui forment, au demeurant, un vaste sujet dont les spécialistes débattent encore. »