Désolant spectacle en effet.
La contribution des émissions de CO2 sur le climat est
maintenant controversée. La thèse de M. Courtillot, plus étayée que celle de
Claude Allègre, doit être prise en compte et confrontée à celle du GIEC.
Il reste qu’une reprise de la croissance sur le modèle
économique actuel a toutes les chances de n’être viable ni économiquement ni
socialement.
Tous les progrès sur le plan social et de confort de vie,
dans les pays industrialisés, reposent sur l’énergie qui a permis d’aller plus
vite et plus loin, de travailler moins de temps par jour et moins dur
physiquement en produisant plus. Ceci pour 80% grâce aux énergies fossiles,
pétrole, gaz et charbon réunis.
Compte tenu de la croissance démographique et de l’évolution
inverse des ressources naturelles en matière d’énergies fossiles notamment, la
richesse moyenne et la disponibilité de l’énergie (pétrole, gaz, charbon
réunis) par tête d’habitant ne peut que diminuer.
Le recours aux énergies dites renouvelables n’est pas à lui
seul suffisant.
Quand bien même nous consacrerions tous nos efforts à les
développer à un rythme accéléré, ces nouvelles énergies qui participent
aujourd’hui pour une part infime à nos besoins, ne sont pas, qualitativement et
quantitativement, de nature à combler le déficit énergétique que nous allons
connaître dans le siècle que nous vivons.
Il nous faudra nécessairement passer par une politique de
sobriété et cesser le gâchis auquel nous pousse une société de consommation effrénée
au nom de ce qu’elle continue de nommer croissance, au lieu de penser
développement ou encore épanouissement.
Si l’on veut conserver un mode de développement socialement
acceptable à l’échelle des nations et de la planète, nous ne pourrons éviter de
revoir fondamentalement la façon de
consommer.
Continuer à accroître l’écart entre les plus riches et les
plus pauvres, que ce soit à l’échelle individuelle ou à celle des continents,
c’est courir le risque d’une crise humanitaire inacceptable et explosive.
Il ne peut y avoir d’autre solution que mieux répartir ces
richesses et rompre avec la tendance actuelle
L’échec de COP15, ne nous évitera pas d’être confrontés au
problème N°1 qui est celui de la
disponibilité décroissante des énergies fossiles et des nuisances
résultant son utilisation.
Nous ne pourrons résoudre les autres problèmes (l’eau, le recyclage, le traitement des pollutions, par
exemple) si celui de l’énergie n’est pas résolu en priorité.