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Commentaire de alterego

sur The Copenhaguen Circus


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alterego 21 décembre 2009 13:47

Désolant spectacle en effet.

La contribution des émissions de CO2 sur le climat est maintenant controversée. La thèse de M. Courtillot, plus étayée que celle de Claude Allègre, doit être prise en compte et confrontée à celle du GIEC.

Il reste qu’une reprise de la croissance sur le modèle économique actuel a toutes les chances de n’être viable ni économiquement ni socialement.

Tous les progrès sur le plan social et de confort de vie, dans les pays industrialisés, reposent sur l’énergie qui a permis d’aller plus vite et plus loin, de travailler moins de temps par jour et moins dur physiquement en produisant plus. Ceci pour 80% grâce aux énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon réunis.

Compte tenu de la croissance démographique et de l’évolution inverse des ressources naturelles en matière d’énergies fossiles notamment, la richesse moyenne et la disponibilité de l’énergie (pétrole, gaz, charbon réunis) par tête d’habitant ne peut que diminuer.

Le recours aux énergies dites renouvelables n’est pas à lui seul suffisant.

Quand bien même nous consacrerions tous nos efforts à les développer à un rythme accéléré, ces nouvelles énergies qui participent aujourd’hui pour une part infime à nos besoins, ne sont pas, qualitativement et quantitativement, de nature à combler le déficit énergétique que nous allons connaître dans le siècle que nous vivons.

Il nous faudra nécessairement passer par une politique de sobriété et cesser le gâchis auquel nous pousse une société de consommation effrénée au nom de ce qu’elle continue de nommer croissance, au lieu de penser développement ou encore épanouissement.

Si l’on veut conserver un mode de développement socialement acceptable à l’échelle des nations et de la planète, nous ne pourrons éviter de revoir fondamentalement la façon de  consommer.

Continuer à accroître l’écart entre les plus riches et les plus pauvres, que ce soit à l’échelle individuelle ou à celle des continents, c’est courir le risque d’une crise humanitaire inacceptable et explosive.

Il ne peut y avoir d’autre solution que mieux répartir ces richesses et rompre avec la tendance actuelle

L’échec de COP15, ne nous évitera pas d’être confrontés au problème N°1 qui est celui de la  disponibilité décroissante des énergies fossiles et des nuisances résultant son utilisation.

Nous ne pourrons résoudre les autres problèmes (l’eau, le recyclage, le traitement des pollutions, par exemple) si celui de l’énergie n’est pas résolu en priorité.

 


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