suite
L’apprentissage pour chacun
d’eux permet d’accéder aux choix utiles, reculer l’échéance mortelle d’un ultime but
énigmatique, la mort.
Un apprentissage n’ayant pas que
des adeptes. En particulier les obscurantistes d’hier et de toujours s’opposant
à toutes les études de la connaissance de notre création et évolution, par
crainte des réponses scientifiques. Heureusement, pour des chercheurs la
science n’est ni une éthique ni une religion ni une affaire d’argent, mais un
questionnement. Une recherche demandant une haute conscience Humaine,
nécessitant des précautions quand elle nous concerne, et nous pouvons la
résumer en une question : Pourquoi ?
D’autant plus que la planète nous
ignore. La
planète, elle, se moque éperdument de notre existence, que nous
soyons ignorant ou génie, que nous vivions ou que nous nous exterminions, que
nous lui fassions un trou d’ozone ou que nous la réchauffions. Elle s’est créée
sans nous, et mourra de même.
II y a deux cent mille ans, la
planète vivait sans
nous
ses transformations terrestres. Aujourd’hui notre activité humaine y contribue,
et c’est en cela qu’il y a aussi un devoir d’apprendre pour harmoniser,
non seulement notre propre existence, mais également celles futures à l’univers
auquel nous sommes rattachés. Un univers auquel nous ne pouvons échapper, dont
aujourd’hui nous connaissons certaines de ses lois qui nous
conditionnent ; lois et Univers auquel je me référerai régulièrement.
Par
harmoniser j’entends, prendre conscience qu’il n’y a pas de « Paradis » à
trouver et à conserver sur une planète condamnée, et peut être
pas plus ailleurs. C’est cette prise de conscience là, qui peut être un événement
fondateur de notre développement vers un inconnu ; ce qui
n’empêche nullement le bonheur par la suppression de la souffrance.
Ainsi peut-être, parce que nous
ne chercherons plus ce « Paradis » c’est alors qu’il apparaîtra, car nous
aurons pris la mesure de ce que nous sommes pour élaborer des « paradis »
humains accessibles, grâce à la connaissance que nous découvrons
des « lois » qui régissent notre Être, notre monde
et notre Univers.
le Savoir est une lente édification. En
conséquence de quoi, il faut plutôt escompter une lente modification des
comportements et de la réflexion. Ceci me paraît être une évidence, mais n’être
surtout qu’une certitude optimiste, car l’évolution poursuit sa route, et se fait
avec nous, indépendamment du fait que nous ayons ou non conscience d’y
contribuer.
Et si jamais pour la « nature »
l’humain doit être un essai manqué, il reste encore quelques milliards d’années
d’existence à notre planète, pour générer une autre espèce……. »
L’INNACHEVEMENT.
A grands pas je
marche
Dans toutes les
directions,
Pour trouver ma table
D’orientation.
Je dresse des pierres
Phalliques sur terre.
J’érige par
mortification
Les traces de ma
civilisation.
Mes pieds me
promènent
Où vais-je m’arrêter ?
Sur tous les
continents
Je vais
habiter ?
Je veux une terre
d’harmonie
Pour m’encourager.
Des fleuves de
croyances
Pour me réconforter.
Il n’y a pas
d’harmonie à rechercher
Pas de messie à
espérer,
Pas d’histoire à
retrouver,
Pas de futur à
édifier.
Mon regard se dresse
Vers des
constructions,
Vers des œuvres
closes
Comme des maisons.
Je masque les brèches
Pour conserver mon
paradis.
Je colmate les
fissures
Pour ne pas laisser
entrer la vie.
Mon toit se lézarde
Où vais-je
m’abriter ?
Quels édifices
Je vais élever ?
Je veux une masure en
ordre
Pour me protéger.
Des murs de
certitudes
Pour me rassurer.
Il n’y a pas de
paradis à conserver,
Pas de désordre à
éliminer,
Pas de solutions à
trouver,
Pas de justice en mon
palais.
Mais quel est ce
monde
Qui m’est
destiné ?
D’où vient cette
histoire
Toujours
recommencée ?
Je suis l’Homme en
liberté
D’un passé à
l’imparfait.
Prisonniers
panégyriques
De la gloire qu’il se
fabrique.
J’ai une clé qui
n’ouvre
Que sur des mélodies.
Je me nourris des
mesures
D’une symphonie.
Pour chanter que la
vie est faite
De plaisirs
inachevés !
Pour rêver aux
éphémères
Bonheurs que j’ai inventés
!
Il n’y a pas de bonne
société.
Pas de contradiction
à effacer,
Pas d’inégalité à
supprimer
Juste à savoir aimer.