bonjour villach
je ne sais si ce n’est que nous sommes trop vieux pour évoluer dans cette société d’hommes perdus, n’ayant plus assez de connaissances et de repères pour vivre vite.
Car le problème trouve aussi ses sources dans la confusion de la vitesse traduite comme une liberté.
Une autoroute est une « prison », et nous nous sentons libre dessus parce que nous allons rassuré d’un point à un autre rapidement, nul doute que cette confusion nous apportera le guide ou le père des peuples, tous les noms dont se qualifient les tyrans.
Peut-être qu’un jour j’expliquerais cela dans un article, c’est le produit de nos perception et non un travers.
Pour l’article je te rejoins, et je pense que le mal est plus profond, j’ai écrit un article dessus je te le copie.
Serions-nous devant le « Polémisme ».
Il semble que la société, du moins celle que j’observe, ait renoncé au
débat depuis longtemps pour petit à petit entrer en polémique. Les mots
en « isme » indiquent les tendances qui se dessinent pour
devenir une doctrine ou une école.
Serions-nous devant le « Polémisme ». Dans les débats c’est ce qui fait audience. Ce n’est
pas, quoi que l’on en dise, une nouveauté, même si sur les radios, à la télé ce
sont les polémistes qui font audience, tandis que sur le net le pire côtoie meilleur.
Certes, certains ont du talent et en ont fait métier, mais ce n’est pas
de cela que je me plains, c’est de l’écoute grandissante, non comme moment
satirique et plaisant, mais comme voix dans lesquelles nous allons trouver les
informations qui nous permettrons
d’avoir une voie critique constructive capable de nous aiguiller dans la
complexité des analyses socio-économiques qu’il nous faut faire au quotidien,
et qui nous défient mondialement et nationalement (population, pollution, matière
première).
Pire, parfois j’ai le sentiment que même les hommes politiques ont
renoncé au débat adulte pour se convertir au « Polémisme » ludique,
critère de sympathie conduisant à des reports de voix électives.
Est-ce une marque d’infantilisation semblable aux méthodes
d’enseignement en vigueur dans le primaire, ou une infantilisation du débat
politique.
Va pour le spectacle, cela a toujours existé avec les chansonniers, les
journaux satyriques, les humoristes politiques. Alors est-ce une tendance de
fond, un effet bulle médiatique, ou
l’évidence d’une insuffisance citoyenne des français.
J’ai encore en mémoire les souvenirs des discutions politiques en
section (PS) sur des sujets aussi important que l’ouverture au marché,
Maastricht, les technologies et l’emploi etc, un grand ennuie s’emparaient de
beaucoup de militants, car ces sujets leur étaient trop éloignés pour en
débattre avec leurs rapporteurs (cela
fait partie de la répartition des fonctions et des savoirs). Mais alors
lorsqu’il fallait écouter « radio platane » ou discourir,
polémiquer sur tous les sujets qui faisaient leur quotidien le temps n’était
pas assez long.
Serions nous une exception en la matière, certainement pas, c’est le
lot de tous les êtres que portent cette terre. Pour ne pas se perdre, certains
suivent le doigt qui leur montre dieu sans jamais l’atteindre ou si peu, car beaucoup
s’arrêtent au doigt, d’autres croient avoir trouvé leur route dans la
république et la détruisent avec des dogmes économiques liberticides, d’autres
se vouent au savoir, aux élites, aux idéaux, aux utopies et devant la
prolifération des informations qui exigent connaissances et étique, c’est l’art de la manipulation, du
leurre anoblies en art communiquant, et cerise sur le gâteau la polémique est
devenu enseignement politique.
Bien sur pas pour ceux qui demain dirigeront le monde que ce soit dans
les antres de la religiosité, dans ceux de la république ou dans ceux des
affaires.
Ces lieux un peu mystérieux qui inspiraient le respect pour ceux qui
ignorants de trop de connaissance ne peuvent en détenir que leurs croyances ou
leurs convictions.
Lieux devenus antres d’initiés, et d’expert en tout qui vivent entre
eux, gourou moderne, chamane de la mondialisation pour leurs fidèles qui n’ont
plus a construire des « minarets d’archaïsmes » à l’heure du
net, mais en nourrissent les populations par la polémique seul domaine encore accessible
pour pourfendre la difficulté d’un illettrisme sociétal, produit de la pauvreté
dans certains pays et du consumérisme dans les riches.
Ne croyez pas que notre quotidien est insignifiant, bien au contraire
si nous prenons la peine de le déchiffrer, la peine de nous regarder vivre,
alors nous saurons quel avenir vous attend.
Aucun illuminé ne détient demain, c’est en lisant dans les lignes de
nos comportements par les statistiques comme hier les mages dans celles des
entrailles de quelque animal, que chacun envisage ce qui ne sera pas.
Je ne crois pas que le Polémisme deviennent une doctrine comme je
l’écris, mais son attrait et sa récurrence peut symboliser l’évolution d’une
sous culture dû, non au fait que les populations ne disposeraient pas
d’intelligence ou de bon sens, mais pas assez de connaissances, pour séparer le
rire, vital, jaunissant devant les défis mondiaux, si nous pensons que
remplacer les faiseurs d’Opinions par des Polémistes préservera notre avenir en
perdition.
Devant la fuite des électeurs dans les meeting ou le vote, il serait
une erreur de croire que la polémique serait la version modernisante pour
nourrir le débat politique et sensibiliser la jeunesse.
Ce sera certainement le meilleur moyen d’entrer en tyrannie avec le
sourire.