Voilà un article clair et lucide sur un problème majeur qui
ne tardera pas à nous éclater au nez. Celui de l’épuisement des ressources en
énergies fossiles et du déficit en énergies, toutes confondues, que va
forcément connaître l’humanité en attendant la mise en oeuvre d’une très
hypothétique découverte révolutionnaire.
Le plus inquiétant reste le climat d’insouciance (ou
d’irresponsabilité ?) collective entretenue par les chefs d’orchestres, politiques
et économiques, de cette société de consommation irraisonnée. Ils sont
incapables d’imaginer un autre mode de développement que quantitatif, enfermés
qu’ils sont dans leur rêve fou de croissance perpétuelle.
Un autre écueil est le manque de courage pour admettre la
réalité quand celle-ci prend une tournure trop désagréable. Nous avons tendance
à la rejeter en cherchant toutes les « bonnes raisons » pour ne pas y
croire. Et nous nous préférons suivre tous ceux qui, dans le style de M. Wihbey,
peuvent nous rassurer en nous gardant bien de soumettre les arguments présentés
à une analyse trop approfondie qui risquerait de nous décevoir.
Il suffit pourtant de rapprocher quelques courbes
incontestées pour prendre conscience de la réalité immédiate du problème.
-
courbe de l’évolution de la population mondiale
-
courbe des découvertes de pétroles de toutes natures
(forte décroissance)
-
courbe de la consommation mondiale de pétrole
-
courbes des capacités de production (extraction) du
pétrole
L’observation des deux dernières, met en évidence
l’apparition d’un déficit entre l’offre et la demande dès la prochaine
décennie.
Nous constatons que le problème n’est pas celui de
générations futures ; il est déjà le nôtre.
Curieusement, Christophe de
Margerie, Directeur général de Total, lors de l’émission Ce soir ou jamais
du 26 novembre dernier se voulait rassurant sur l’avenir.
Pourtant, en réponse à une question, il a incidemment donné
une information qui devrait nous faire réfléchir. La capacité de production mondiale
va atteindre son maximum technique à 86 ou 87 M barils jour.
Et en effet, selon les plus optimistes elle ne pourra guère
être supérieure à 100 millions de barils par jour, pour décroître ensuite
irréversiblement, malgré tous les progrès techniques d’extraction possibles.
Ceci est à rapprocher du niveau actuel de consommation qui
est de l’ordre de 84 M barils par jour (elle était de 20 Mb/ j en 1960 !).
Nul doute qu’il nous faut trouver un moyen de faire
fonctionner notre société autrement avant d’être contraints par la force des
choses à subir les conséquences de notre …inconséquence, d’une manière que nous
n’aurons pas choisie et qui sera sans nul doute beaucoup plus désagréable.
P.S.
Pour ceux qui, par manque d’informations, restent
sceptiques, voici quelques adresses utiles pour se faire une opinion valide sur
les enjeux auxquels nous sommes confrontés :
WIKIPEDIA Pic
pétrolier
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier
Site de ASPO
http://www.aspofrance.org/
ASPO Bulletin N°8
http://aspofrance.org/news/bulletin-aspo-france-n-8
ENCYCLO TOTAL
http://www.planete-energies.com/site/fr/homepage.html
Entretien avec Jean Laherrère (Texte)
http://www.terredebrut.org/article-13713345.html
Entretien avec Jean Laherrère (Vidéo)
http://video.google.fr/videoplay?docid=5163529220862595404&ei=zUszS-v9F8bC-AbE2p2ZDw&q=Jean+Laherr%C3%A8re&hl=fr&client=firefox-a#
Wolf at the
Door
http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais
Peak Oil,
Matt Savinar, Life After the Oil Crash
http://www.lifeaftertheoilcrash.net/