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Un petit rappel historique pour mémoire, source wikipédia.
L’influence du mouvement eugéniste sur la législation s’est traduite dans
trois domaines principaux : la mise en place de programmes de
stérilisations contraintes, le durcissement de l’encadrement juridique du mariage
et la restriction de l’immigration qui constitue un de ses principaux champs
d’intervention aux États-Unis.
Le premier pays à adopter une législation eugéniste fut les États-Unis où
ce type de dispositions relève de la compétence des états. En 1907, l’État d’Indiana
autorise la stérilisation de certains types de criminels et de malades. En
1917, quinze États avaient voté des dispositifs de ce type ; ils étaient
trente-trois en 1950. Les criminels récidivistes, les violeurs, divers types de
malades — les épileptiques, les malades mentaux, les idiots — et parfois les
alcooliques et les toxicomanes étaient visés par ces lois de stérilisation.
Pendant l’entre-deux-guerres,
plusieurs États européens votent à leur tour des textes similaires : la Suisse en 1928, le Danemark
en 1929, la Norvège
et L’Allemagne en 1934, la Finlande
et la Suède en
1935, l’Estonie en 1937. La plupart des pays protestants furent touchés, à
l’exception notable de la
Grande Bretagne, où cette revendication fut toutefois portée
par une partie du mouvement eugéniste.
Avant même l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, une majorité de
scientifiques et une large partie de la classe politique allemande étaient
favorables à l’eugénisme. Une politique eugéniste propre à l’Allemagne nazie,
qui s’insère dans un programme plus vaste que l’on peut qualifier d’
« eugénico-raciste » est mise en place dès 1933. Basée sur des
techniques à prétention scientifiques et organisée par l’administration, elle
est définie par un ensemble de lois et de décrets dont les objectifs
consistent :
- d’une part à favoriser
la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique nataliste,
soutien familial, pouponnières,lebensborn, ...)
- d’autre part à prévenir
la reproduction des humains considérés comme génétiquement déficients (diabétiques
myopes) etc.), comme inférieurs et socialement indésirables (les
criminels, arriérés mentaux, homosexuels, etc.) ou racialement
« impurs » (Juifs, Tziganes, Noirs).
Le comte Georges Vacher de Lapouge, né le 12 décembre 1854 à Neuville
de poitou et mort le 20 février 1936 est
un antropologue français. Magistrat puis bibliothécaire, il est un théoricien
de l’Eugénisme et une figure de l’An troposociologie.
Darwinniste convaincu et persuadé que le sort du monde repose sur la
victoire des aryens sur les juifs, il publie en 1899 le texte de ses cours sous
le titre : L’Aryen, son rôle social, sous-titré « cours libre de science
politique, professé à l’Université de Montpellier (1899-1900) », qui a
fourni les éléments fondateurs de l’antisémitisme nazi.
À partir de ses travaux d’anthropologie, il a théorisé scientifiquement
sa vision raciale et raciste du monde. Il oppose la race blanche, aryenne, dolichocéphale,
porteuse de grandeur, à la race brachycéphale, « inerte et
médiocre ». Classant et hiérarchisant les races humaines, il détermine
plusieurs types en Europe :
- l’Homo europeus, grand
blond (anglo-saxon ou nordique),protestant, dominateur et créateur ;
- l’Homo alpinus,
représenté par l’Auvergnat et le Turc, « parfait esclave craignant le
progrès » ;
- l’Homo contractus, ou
méditerranéen, enfin, incarné par le Napolitain et l’andalou, appartenant
aux races inférieures.