La SNCF fait sans cesse de la « conduite du changement » et demeure une des entreprises ferroviaires parmi les plus efficace en terme de service dans le monde.
Voyagez, observez et vous analyserez la même chose !
Bien entendu, il faut faire toujours plus d’efforts notamment en matière de relations contractuels avec les fournisseurs, comme en matière organisationnelle.
Ce que je remarque, c’est que les plus gros investissements publics se font en temps de crise aux U.S.A. (voir le Plan Obama sur les réseaux de transports) mais surtout pas en France où on songe aux P.P.P. façon recette miracle de financement de substitution !
Si le P.P.P. n’était encore qu’un simple montage de portage financier, économiquement cela se défendrait (même si je m’y oppose par principe).
Mais je le redis, ce ne peut être le cas dans le ferroviaire où les marges sont dégagées uniquement sur des secteurs à haute valeur ajoutée comme...les communications (le GSM-R en est le parfait exemple) !
Comme vous, je ne crois même pas à l’effet-épouvantail d’un P.P.P. pour stimuler une amélioration de la gestion de la société publique.
Cela passe surtout par un large échange entre Direction et Organisations syndicales sans omettre l’encadrement et les unites de production.
Toutefois, les difficultés sont évidentes avec les évolutions structurelles de la SNCF qui entend s’adapter très vite à la pression concurrentielle, quitte à accélérer le processus de privatisation rampante des chemins de fer.
Dans un avenir plus ou moins lointain, je suis convaincu que le balancier reviendra vers le secteur public comme l’ont fait à différents degré l’Estonie, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne...
La fièvre provoquée par le dogme de « la concurrence libre et non faussées » a -au moins- un avantage c’est qu’elle est « passagère » même si elle peut duré longtemps et faire beaucoup de dégats en attendant sa rémission.