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Commentaire de Emma31

sur La tyrannie de la maternité : l'allaitement


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Emma31 Emma31 4 mars 2010 12:14

Oh zut, encore un papa qui se méprend ! ;)
Je parlais bien entendu de « souffrance morale ». Je pense qu’une grossesse et un accouchement ne sont évidents pour personne. Voir sa femme se transformer pendant 9 mois, et terriblement souffrir le jour J (lorsque c’est le cas) et ne pouvoir rien faire ne doit pas être simple à gérer. C’est en ce sens que les papas peuvent souffrir. Je ne parle pas de l’après, une fois que le bébé est là.

Merci de bien relire l’annexe car il n’y a aucun sous-entendu :

UN GRAND BRAVO A CES MESSIEURS !

 

DEVENIR PAPA, DEVENIR MAMAN : MEME COMBAT.

Quand je dis à mon ami : « Bon, on se lance, on fait la petite sœur ! », il me répond : « Bah non, t’es pas réparée encore ! » C’est tellement mignon, j’adore cette réponse ! Et il a presque raison. J’ai accouché il y a 12 mois et je crois que mon corps se rétablit à peine des conséquences de ma grossesse et surtout, de mon accouchement (un peu éprouvant).

 

Mais l’un dans l’autre, je me demande lequel d’entre nous est le plus « cassé » par cette première expérience de maternité. N’oublions pas qu’un papa morfle sacrément à la naissance d’un enfant, et j’ajouterais « surtout pour un premier ». Il faut être bien accroché pour patienter 9 mois aux côtés d’une dulcinée qui se transforme de mois en mois, qui ne se sent d’ailleurs pas toujours bien dans sa peau au fur et à mesure que son corps change, dont l’humeur devient fragile, dont le ventre devient encombrant. Une fois cette première étape passée, il faut ensuite être fort pour encaisser la charge émotionnelle qu’implique un accouchement, lequel peut grandement perturber la maman, moralement et physiquement, et de fait également perturber la stabilité des nouveaux parents. Comment le papa ne serait-il pas atteint par tout ceci, même s’il vit ces événements de façon moins « intérieure » que la maman ?

 

Un long apprentissage, une aventure superbe, magique et effrayante à la fois.

Souvent je regarde mon petit bout, quand il est dans son bain, quand il joue dans son parc, quand il tourne les pages de ses livres, quand il se déplace sur les fesses pour aller attraper son ballon, quand il dévore son quignon de pain assis sur sa chaise haute, et je me surprends à penser : « Comment j’ai pu fabriquer ça ? Comment est-il possible d’avoir conçu la vie aussi facilement ? Comment a-t-on pu m’effrayer à ce point il y a quelques années au sujet de ma santé, alors que devenir maman a été une des choses les plus faciles à réaliser dans ma vie ? Comment vais-je faire pour ne pas m’inquiéter pour ce petit toute ma vie ? Comment vais-je pouvoir un jour le laisser partir de notre foyer ? »

Mais à chaque jour suffit sa peine ; on va d’abord lui apprendre à marcher, à parler, à ne pas tomber de vélo, et pour le reste on a encore un peu de répit pour y songer !...


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