Oh zut, encore un papa qui se méprend ! ;)
Je parlais bien entendu de « souffrance morale ». Je pense qu’une grossesse et un accouchement ne sont évidents pour personne. Voir sa femme se transformer pendant 9 mois, et terriblement souffrir le jour J (lorsque c’est le cas) et ne pouvoir rien faire ne doit pas être simple à gérer. C’est en ce sens que les papas peuvent souffrir. Je ne parle pas de l’après, une fois que le bébé est là.
Merci de bien relire l’annexe car il n’y a aucun sous-entendu :
UN
GRAND BRAVO A CES MESSIEURS !
DEVENIR PAPA, DEVENIR
MAMAN : MEME COMBAT.
Quand je dis à mon ami : « Bon, on se
lance, on fait la petite sœur ! », il me répond : « Bah
non, t’es pas réparée encore ! » C’est tellement mignon, j’adore
cette réponse ! Et il a presque raison. J’ai accouché il y a 12 mois et je
crois que mon corps se rétablit à peine des conséquences de ma grossesse et
surtout, de mon accouchement (un peu éprouvant).
Mais l’un dans l’autre, je me demande lequel d’entre
nous est le plus « cassé » par cette première expérience de
maternité. N’oublions pas qu’un papa morfle sacrément à la naissance d’un
enfant, et j’ajouterais « surtout pour un premier ». Il faut être
bien accroché pour patienter 9 mois aux côtés d’une dulcinée qui se transforme
de mois en mois, qui ne se sent d’ailleurs pas toujours bien dans sa peau au
fur et à mesure que son corps change, dont l’humeur devient fragile, dont le
ventre devient encombrant. Une fois cette première étape passée, il faut
ensuite être fort pour encaisser la charge émotionnelle qu’implique un
accouchement, lequel peut grandement perturber la maman, moralement et
physiquement, et de fait également perturber la stabilité des nouveaux parents.
Comment le papa ne serait-il pas atteint par tout ceci, même s’il vit ces
événements de façon moins « intérieure » que la maman ?
Un long apprentissage,
une aventure superbe, magique et effrayante à la fois.
Souvent je regarde mon petit bout, quand il est dans
son bain, quand il joue dans son parc, quand il tourne les pages de ses livres,
quand il se déplace sur les fesses pour aller attraper son ballon, quand il
dévore son quignon de pain assis sur sa chaise haute, et je me surprends à
penser : « Comment j’ai pu fabriquer ça ? Comment est-il possible
d’avoir conçu la vie aussi facilement ? Comment a-t-on pu m’effrayer à ce
point il y a quelques années au sujet de ma santé, alors que devenir maman a
été une des choses les plus faciles à réaliser dans ma vie ? Comment
vais-je faire pour ne pas m’inquiéter pour ce petit toute ma vie ? Comment
vais-je pouvoir un jour le laisser partir de notre foyer ? »
Mais à chaque jour suffit sa peine ; on va
d’abord lui apprendre à marcher, à parler, à ne pas tomber de vélo, et pour le
reste on a encore un peu de répit pour y songer !...