En fait, Péripate, n’a pas tord :
Le libre-échange imposé à ses colonies par l’empire Britannique n’était pas supportable par les Américains : ils étaient voués à une dette perpétuelle, sans capacité de développement économique, simple réservoire de ressource et mains d’oeuvre.
Cela n’a pas été supportable aux Américains, qui ont donc fait la révolution.
Par conséquent, suite à la révolution américaine, les Etats-Unis ont poursuivi une politique protectionniste au long du XIXème siècle, leur permettant d’acquerir un développement économique considérable au long du XIXème siècle, rattrapant à grande vitesse les pays européens.
Bien-sûr, le système politique américain était partagé en particulier entre Nord et Sud, le Nord étant industrialisé et produisant des biens manufacturés, le Sud étant agricole, faisant produire le coton par les esclaves.
Cet antagonisme a dégénéré en guerre civile lors de la guerre de sécession, le Sud refusant de libérer les esclaves car de ne pas à avoir à payer les producteurs était le seul moyen, selon eux, de faire des bénéfices à partir de leur production à faible valeur ajoutée.
Sinon, tu peux voir aussi la libération de 1945 comme une sorte de retour au protectionnisme face à l’Europe fasciste triomphante, et comme une volonté d’indépendance des puissances étrangères.
Il ne faut voir dans le protectionnisme qu’une méthode politique, pour stabiliser l’économie internationale, protégeant à la fois les salaires élevés des travailleurs des pays développés, et permettant aussi le développement d’industries à fortes valeur ajoutée dans les pays qui le sont moins.
Cette ajustement protectionniste est suffisant pour stabiliser le système économique, et il s’avère aujourd’hui nécessaire de le stabiliser en effet.