S’il ne s’agissait que d’une crise, les pays de l’union auraient intérêts à prêter à un pays défaillant quitte à le mettre sous tutelle.
Mais il ne s’agit pas d’une crise, il s’agit d’un changement de paradigme fondé sur la dés-industrialisation massive de l’Europe. Dés-industrialisation forcée par le libre-échange, dogme défendu bec et ongle par la Commission Européenne, elle-même émanation des pouvoirs politiques, collaborateurs et complices des multinationales.
Les délocalisations massives vers les pays à bas coûts sociaux, écologiques et fiscaux, sont à l’origine du chômage massif, de l’appauvrissement continu des peuples européens et de l’enrichissement des riches actionnaires des multinationales.
Tout le reste est bidon, poudre aux yeux et jeux de marionnettes politiques.
Personne ne prêtera à la Grèce sauf le FMI parce que tous les pays sont endettés à l’excès. Prêter voudrait dire emprunter pour prêter et aucun pays ne peut ce le permettre.
La Grèce n’est qu’un petit pays qui représente moins de 3% du PIB de l’union européenne, mais nous devons prendre conscience que la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, la France et d’autres, sont exactement dans la même situation.
Ce n’est pas une consolation, mais les USA sont dans une situation bien pire que l’Europe, dans la mesure où leur monnaie ne vaut pas plus que le papier sur lequel elle est imprimée et que leurs aventures guerrières, leur coûtent des milliards.
La seule solution qui s’offre à nous est un sévère protectionnisme européen mais malheureusement, nos dirigeants sont bien trop corrompus par le système existant pour le remettre en question.
L’avenir est sombre pour les Français notamment, l’Allemagne ne devrait pas tarder à prendre le large avec les bijoux de famille (la Pologne et les pays scandinaves), des marchés de niches patiemment construits et la seule industrie encore en état de marche. La différence s’est faite ces 20 dernières années par la qualité des dirigeants que se sont choisis les Allemands. Merkel n’est pas Sarkozy, ni Chirac.