Merci, M. Koutouzis
Excellent article qui rétablit encore une fois , toute la différence entre, en gros et à grands traits largement résumés, entre le vécu et le perçu et , pour ce qui est des journalistes et de la presse, le rendu, les deux derniers étant déterminants pour la perception finale.
Le vécu, à quelques exceptions près, ,’étant lui même généralement à son tour, qu’un rendu par une personnalité quelconque, chargé de communication ou personnalité politique.
Les briefings quotidiens de presse organisés par la Commission Européenne à Bruxelles et, ceux intermittents du Parlement Européen et du Conseil Européen sont largement édifiants pour qui sait écouter, et confirment scrupuleusement, point par point, ce que vous venez de dire à propos de l’Europe.
Ce qui est effrayant, à l’exemple de la guerre en Birmanie, c’est le nombre inouï d’évènements fabriqués de toutes pièces par les journalistes, entre eux seulement, en salle de presse et les mascarades de réunions rédactionnelles, à l’intérieur des journaux, pour constituer le « menu » qui ne sont que l’actualité restructurée de la prochaine édition, une hiérarchisation des évènements (quand il y en a) selon les souhaits des annonceurs, du patron ou des politiques, c’est selon.
Ancien journaliste à la retraite, j’avais pris conscience du terrible pouvoir que je tenais entre mes mains lorsque je me mis à méditer en 1980 une phrase d’un ministre yougoslave : « l’important, ce n’est pas ce qui se passe, c’est ce que disent les journalistes ».
Quand j’y repense, j’ai mal à mon stylo et mon clavier
Article à lire et à relire