Monsieur
Bellali nous dit qu’il y a de plus en plus de pauvres en France. Au
lieu de dire des contrevérités, l’auteur serait bien inspiré de
lire le dernier rapport de l’observatoire de la pauvreté « Bilan
de dix ans d’observation de la pauvreté et de l’exclusion
sociale à l’heure de la crise pour la période Rapport 2009-2010 "
qui confirme que les divers chiffres et analyses ne mettent pas
en évidence une augmentation de la pauvreté.
http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/RapportONPES_2009-2010.pdf
Entre autres et à de multiples endroits, il est dit :
Page16 : Cette conjoncture favorable explique en
grande partie que la tendance à l’augmentation de la pauvreté
monétaire, amorcée en 2005, ne se soit pas confirmée pendant cette
période.
Le taux de pauvreté monétaire, défini comme la proportion de
personnes ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, a
ainsi atteint 13,4% en 2007, sans évoluer de façon significative
entre 2005 et 2007.
Le taux de pauvreté en conditions de vie, représentatif des
difficultés matérielles d’existence des ménages (un individu est
dit pauvre s’il vit dans un ménage cumulant au moins 8 privations
parmi 27 unités prédéfinies), a pour sa part connu une évolution
favorable, diminuant de plus de 1 point : de 13,3% en 2005 à
12,2% en 2007.
Alors que la pauvreté monétaire est
restée globalement stable, le nombre de bénéficiaires de minima
sociaux a en revanche significativement baissé entre 2005 et 2008,
en particulier entre 2006 et 2007 (-4,6%)
Page 32 : Les indicateurs de mesure de la
pauvreté, élaborés avec une méthodologie robuste par les
administrations publiques de la statistique, ne permettent pas, à ce
stade, de mettre en évidence un impact de la crise économique sur
la pauvreté.
Page 33 : »...font apparaître une
diminution de la pauvreté en 2008 et 2009 : diminution de 14 %
du taux de pauvreté ancré dans le temps ; de 5,5 % du
taux de pauvreté monétaire relative au seuil de 60% ; de 4,5 %
de l’intensité de la pauvreté. »
Page 42 : »L’enquête auprès des
acteurs, réalisée au printemps/été 2009 par le Crédoc n’a pas
mis en évidence d’extension de la pauvreté, du fait de la crise
économique, à de nouveaux publics. »
Donc nulle part ce rapport ne voit d’augmentation ou
d’aggravation de la pauvreté malgré la pertinence des études
« robustes » (selon les termes de l’ONPS), mais voit
une augmentation de la « perception » de la
pauvreté par les divers acteurs associatifs.
Par ailleurs, ce rapport précise page 83 que les familles
monoparentales enregistrent le taux de pauvreté le plus fort (30,2
contre 13,4 national) :est ce la faite de l’état si les couples font
des enfants et se séparent ?
Et page 107, le rapport donne le « Taux de pauvreté
selon l’origine géographique (en%) «
Taux de pauvreté Français d’origine : 11%
Taux de
Pauvreté Immigrés Maghreb : 21%
Taux de Pauvreté Immigrés
d’Afrique :41%
Taux de Pauvreté Immigrés d’Europe des 15 :
11%
Taux de Pauvreté Immigrés Autres pays d’Europe 27%
Il
faut donc arrêter d’importer la pauvreté.