@ Fanny :je pourrais livrer des tas de témoignages personnels sur les dessous de 68...Je n’ai pas connu directement les barricades , mais un jour que je me baladais à proximité de lieux chauds , avec des potes , j’ai vu des groupes de casseurs discuter calmement avec des occupants de voitures de police...
C’était des « provocateurs » téléguidés par certains services de police de l’époque , en accord avec Marcellin, puisqu’ils agissaient sur couverture et même protégés...( Rappelons que le gaullisme ,avait en son sein ,un joli panel de « barbouzes », hérités de la résistance et des SAC-merci Pasqua - !
Que reste t’ il de dans les souvenirs de 68 , si ce n’est ces images de voitures brulées qui passaient en boucle sur les écrans et qui scandalisaient à juste titre le quidam ?
Je ne veux pas dire que le phénomène casse n’a pas eu lieu , mais il a été délibérément amplifié pour choquer , légitimer la répression , pourrir l’ensemble du mouvement qui ne concernait pas que les Zétudiants du quartier latin , et surtout préparer les contre événements , avec l’élection de la majorité de gaullistes à l’assemblée , dite introuvable , et une réaction dans le pays qui a duré des années , qui ressemblait davantage à une restauration...
Mais trop tard : les électeurs ont compris que De Gaulle était dépassé et la bourgeoise , qui ne pardonne jamais « les grandes frayeurs » , l’ abandonné pour choisir un meilleur cheval , en l’occurrence Pompidou , le banquier normalien....