D’un côté il y a des engins légers, les avions, construits avec des métaux non ferreux, facile à démonter, sans pollution, par simple découpage ou dévissage d’éléments faits généralement pour être remplacés au cours de la vie de l’appareil . Ces appareils constituent aussi des gisements de pièces détachées. De l’autre il y a d’énormes ensembles d’acier qu’il va falloir découper au chalumeau, ce qui dégage bien entendu beaucoup de nuisances pour un voisinage urbain comme à Brest. Le travail ne peut guère s’envisager que manuellement, dans des conditions périlleuses et fatiguantes pour les opérateurs qui ne se bousculeront pas au bureau d’embauche dans nos contrées.Il faudra mobiliser d’immenses cales de radoub, disposer de gros engins de levage, puis découper les sous-ensembles ainsi obtenus en unités suffisamment petites pour être transportées vers des aciéries électriques capables de refondre ces aciers. Sans être un expert, je crois pouvoir ajouter que des aciers obtenus par refonte de pièces vieilles de 40 ans fortement oxydées ne sont pas recommandées pour fabriquer des voitures. D’après ce que je comprends il n’y a pas ou peu d’unités industrielles capables en France de recycler ces aciers. Les aciers ainsi obtenus n’ont pas le niveau de qualité requis pour un usage industriel sophistiqué. Par ailleurs 25000 tonnes à évacuer par la route, celà représente probablement plus de 2000 camions, compte tenu de la taille minimale des morceaux...Il est assez probable dans ces conditions qu’il faille renvoyer les pièces ainsi découpées en Inde par la mer. On voit bien le bilan économique et écologique de l’ensemble