Je constate que le retour au système des trentes glorieuses (abrogation de la loi 73-7). Bien, mais sur la tonalité générale, je trouve l’économie trop pensée selon « les vertu de la concurrence », une vertu qui n’a, à vrai dire jamais été bien démontrée. Un monde en lutte, c’est plutôt la pensée féodale, il manque le lien.
Je rappelle qu’historiquement, au moment de sa splendeur, la France s’est fondée sur plusieurs corps : la noblesse (les guerriers qui défendaient la patrie, dont l’éducation visait la bravoure physique), le clergé (les gens de l’esprit, dont l’éducation visait à savoir éprouver les beautés divines, à inspirer le peuple et à administrer la cité de dieu) et le tiers-état.
Le programme du FN me semble plutôt le programme des guerriers. Pas sûr que l’on parvienne à un équilibre correct dans ce qui est nécessaire pour la société. J’ai du mal à y voir des choses qui puisse m’inspirer, la mobilisation des énergies semble plutôt se fonder sur l’enregimentement qu’autre chose (mérite, concurrence, travailler plus pour gagner plus).
Le FN semble avoir des conceptions économiques très classiques, à l’exception notable du fait qu’il prône la souveraineté monétaire et territoriale (ce qui est indispensable).
Mais personnellement, je doute vraiment de ce concept de concurrence, j’ai cette phrase de Leibniz en tête : « autant d’ordre qu’il est possible avec autant de variété qu’il se puisse ». La concurrence, c’est un peu le chaos, et de plus celle-ci aboutit à l’uniformité, ce qui risque d’emmener dans un cul-de-sac évolutif, sans alternative, un peu comme aujourd’hui.