@l’auteur. Merci pour l’article, notamment la référence à
Alain, dont la citation est très intéressante.
Cependant, vous dites :
"Elle témoigne d’un sentiment de supériorité attaché
à un culte de l’excellence, mais qui a connu des revers à maintes
reprises.« »
Le « culte de l’excellence » ?
J’imagine que la plupart de nos élites (politiques et lobbies)
ont un QI et des capacités d’assimilation élévés. Cependant, au
vu des résultats économiques et sociaux de nos politiciens, je ne
vois pas de signe flagrant d’une quelconque « excellence ».
Au contraire, on peut même parler d’incompétence pour certains
domaines comme l’Internet (Hadopi & co).
De plus, l’argument d’Alain (un groupe d’ « intellectuels »
qui gouverne son peuple de façon quasi autoritaire, pour le protéger
de sa propre ignorance), me semble un argument facile pour
s’excuser de faire tout et parfois n’importe quoi. De toute façon le
peuple ignard ne peut pas comprendre les tenants et les aboutissant
n’est-ce pas ? ...
Ca me fait penser au monde de la finance. On a la des groupes
puissants qui inventent des instruments financiers de plus en plus
complexes, et qui, quand la poudrière explose (après qu’ils se
soient bien gavés), nous expliquent en des termes incompréhensibles
qu’ils ne pouvaient pas anticiper les risques cachés de leur
système...
Pour résumer, en politique, en économie, ou en finance,
augmenter la complexité des outils et des discours, peut servir à
rendre toujours plus opaques les responsabilités de ceux là mêmes
qui les créent.
Comme quoi, les théories « populistes » (en gros
l’existence d’une minorité (les élites) qui s’enrichirait sur le
dos de la société, et ce par tous les moyens), ont encore de beaux
jours devant elles.