Juste pour le plaisir d’un peu d’antipsychanalisme primaire...
Une description que je trouve cruellement juste, glanée sur
http://comite-de-salut-public.blogspot.com/ :
"Au passage, avez-vous déjà conversé avec ces étranges spécimens d’humanité que sont les lacaniens
? C’est l’horreur absolue. Névrosés de la cave au grenier et fiers de
l’être, empêtrés depuis des décennies dans leur « analyse » dont tout est
fait pour qu’il n’en voient jamais la fin - au lieu que d’avoir entamé
une roborative psychothérapie « classique » qui vous recadre la tête sans avoir besoin d’explorer chaque recoin de ses intimités pendant des années-, narcissiquement imbuvables et ricanants
devant les manants n’ayant pas eu la Grâce d’être touchés par la Parole
du Maître - et athées jusqu’au trognon, évidemment, sans se rendre
compte de leur touchant paradoxe -, ils se caractérisent surtout pas
leur manie obsessionnelle de vouloir tout analyser et interpréter à
l’aune du lacanisme le plus hard-boiled : d’où suite de jeux de mots aussi abscons que dénués de sens, surinterprétation
permanente de...tout, en fait, et mépris palpable de tous ceux qui
n’entrent pas dans leurs foutaises qui donne envie de clore le débat
d’un revigorant coup de boule dans leurs faces de sous-intellectuels petit-bourgeois. (et pour l’anecdote, j’ai même une fois rencontré la version : lacanienne lesbienne « radicale » deconstructrice du genre et là les enfants : ça fout la trouille).«
et
» Bon, pourquoi s’agacer de ça, puisque c’est le week-end, qu’il fait beau et que les filles sont jolies ?
Parce que les sourcilleux auto-proclamés
Gardiens Du Temple sont exaspérants et que mine de rien, en refusant à
un bête objet le pouvoir d’être émancipateur - puisque bien sûr ce n’est
pas le bidule en soi qui l’est mais ce qu’il symbolise, ce qu’on y
introduit de sens et d’affectif -, pour privilégier le Verbe écrit ou
parlé, l’auteur atteste son appartenance à ces cercles de gens sans
doute ô combien cultivés et capables de faire de la citation péremptoire
à la chaîne, mais que leur révérence inquestionnable
à un cénacle intellectuel - en l’occurrence le freudisme dans sa
version la plus littérale - empêchent de sortir l’esprit des sentiers archi-rebattus d’une pensée tellement attaché à l’Oeuvre à la virgule près qu’elle en devient sclérosée et sclérosante...
Hors du Verbe point de salut, Freud
l’a dit, ses exégètes l’on redit après lui, et donc le débat est clos,
définitivement clos, pourquoi ? Parce que Le Penseur - mettre un autre
nom de grande figure de l’esprit, ça marche pour plein d’entre eux - l’a
dit. Raisonnement circulatoire qui doit être drôlement pratique, mais
qui dans le cas qui nous occupe est un peu mis en brèche par cette
satanée réalité dans laquelle, désolé mon pote : un objet peut
parfaitement avoir une telle portée émotionnelle qu’il peut en devenir
libérateur. Ou au contraire devenir déclencheur de tourments sans fin,
ou encore autre chose etc. Mais le Verbe dans les rapports humain n’est
pas tout-puissant, faut arrêter de dire des conneries à un moment, là.
Et
si vous voulez tout savoir, ça m’agace d’autant plus que j’en vois des
comme lui à la pelle en version marxiste - Les Grands Anciens L’Ont
Écrit Dans Les Textes Sacrés, Impie ! Ne Va Pas Contre La Parole
Sublime Et Intangible Qui Jamais Ne Changera ! - et que je ne supporte
plus ce genre de personnes, voilà.
Bref ; laissons les
sous-gourous à leur
auto-satisfaction et vous savez quoi ? Je vais aller revoir
Inception, moi."
N.B. Le texte critiquait une critique. Une critique d’inspiration psychanalytique du film Inception de Nolan.