Un éveil ! Nous assistons à un éveil !
Eveil tout simplement à la réalité existentielle, la fragilité, l’éphémère, l’impermanence, l’insécurité, la cruauté tout autant que la générosité, la solidarité, la créativité qui l’habite.
Il me semble que j’assiste à l’écoulement globale d’une illusion : celle de la possibilité de s’échapper, de se distancier, de se mettre en sécurité, de s’abstraire de cette réalité existentielle par la science, la technologie, la convoitise, le sexe, le pouvoir et l’argent !
Tout cela va s’écrouler et c’est grandiose ...
... car l’illusion est un enfermement, un enfer mental qui ne peut générer qu’un enfer relationnel !
Tout est contenu dans l’instant présent, ni plus, ni moins, un contenu qui se transmet ainsi de génération en génération !
Illusion dans le sens que rien ne change essentiellement,
mais qu’il ne s’agit que de variations de l’épreuve humaine,
toujours la même épreuve humaine,
qui ne fait que changer de modalité :
reconnais toi, toi-même !
Les êtres, comme les civilisations passent, naissent dans les douleurs de l’enfantement, et finissent par mourir dans les douleurs du pourrissement.
Paradoxalement plus on essaie de prendre de la distance, de se mettre en sécurité, de s’affranchir de la réalité, plus elle nous rattrape durement avec brutalité !
Je crois que le bonheur dans tout cela, est une quête sans fin, d’une simplicité déconcertante, et gratuitement accessible à tout à chacun, celle de la contemplation de la réalité, un bonheur contagieux dans la plus simple des rencontres banales.
L’icone du Christ sur la Croix est dans ce sens, une source d’inspiration de la Sagesse,
un garde fou à toute tentative d’illusion,
car le meilleur de l’humain y resplendit en plénitude dans la pire affirmation de l’adversité,
ce qui donne au contemplatif de plonger tout entier dans la réalité telle qu’elle EST
ni plus, ni moins !
Il y a dans d’autres spiritualités d’autres chemins qui mènent à la même fin : cheminer !
Je ne suis qu’un passeur de la Vie
un semeur de bonheur,
qui s’ignore,
et quand il se reconnait,
appelé faiseur de PAIX !