Sans mort de l’individu, il n’y a pas d’évolution possible, et c’est en effet merveille de voir cette main invisible
œuvrer au sein même des individus, leurs cellules.
D’ailleurs cette main invisible (je ne peux pas résister
) œuvre aussi à l’échelle du cosmos, morts des étoiles et des galaxies, évolution de l’univers. Bref.
Mais il est un domaine où cette mort créative a toute son importance, c’est l’économie. La suite est un copier coller, qui ne devrait pas vous effrayer Zen, vous qui en faîtes un usage si abondant. 
"Comme le disait Schumpeter : “The essential point to grasp is that in dealing with capitalism we are dealing with an evolutionary process.” Imaginez
l’efficience et la superbe complexité de la sélection naturelle
appliquée à l’économie. Imaginez la chauve-souris sans son système de
guidage ultra-son, la giraffe sans son long cou pour atteindre les
feuilles élevées, le caméléon sans son camouflage, une araignée sans sa
capacité à tisser des toiles ou le hérisson sans son système de défense.
Ces « innovations » sont le fruit de l’évolution sous la pression de
l’environnement ; de la compétition pour la survie.
La destruction créative ne fonctionne pas dans une économie
socialiste. L’État y a le monopole et n’a aucune pression compétitive
pour stimuler l’amélioration de la productivité par l’innovation. C’est
ce qui a été observé en Union Soviétique après la chute du rideau de fer On y a observé de la machinerie agricole fonctionnant avec des moteurs à vapeur développés dans les années 1920s.
L’industrie pétrolière Soviétique fut aussi un cas spectaculaire
démontrant ce qui se produit en l’absence de destruction créative. Les technologies utilisées dans
les années 1980s dataient des années 1950s, et ce allant du simple
outil de forage jusqu’aux activités de raffinage. Le matériel de forage
était primitif ; incapable de dépasser 3,000 pieds sans se briser (ce qui
est un problème majeur lorsque la plupart des gisements restants
dépassaient cette profondeur).
En somme, s’il y a un côté positif dans une récession, c’est bien la
destruction créatrice. Celle-ci est un moteur d’innovation et
d’amélioration de notre niveau de vie. C’est pourquoi il faut s’opposer
aux plans de relance et aux bailouts, lesquels agissent comme du sable
dans l’engrenage de la destruction créatrice et du capitalisme. Les
gouvernements pensent que par leur interventionnisme, ils peuvent
enrayer les cycles économiques, comme le suggérait Keynes. Ce faisant,
ils ne font que les amplifier !
Il est certain que la destruction créatrice crée du chômage
temporaire. Les travailleurs dont les compétences sont rendues obsolètes
par une innovation technologique entrent dans une période de transition
où l’on verra ces ressources humaines être allouées à d’autres
activités dans l’économie. La mobilité des travailleurs n’étant pas
parfaite, cette transition est parfois difficile, mais c’est le prix à
payer pour le niveau de vie duquel nous bénéficions grâce au
capitalisme."
Il serait stupide de
stopper l’innovation et le progrès au nom de la protection de ces
emplois archaïques. C’est pourtant ce que l’on fait lorsque l’on empêche
le libre-marché de fonctionner.