Je partage l’essentiel de l’analyse et la conclusion de
l’auteur.
Autrement dit :
Dans un premier temps, nous (pays industrialisés) nous
sommes enrichis en prélevant les matières premières sur la nature,
quasi-gratuitement. Ceci est particulièrement vrai pour l’énergie fossile. Au
début de l’ère industrielle, ces prélèvements restaient faibles en regard du
stock qui pouvait être, alors, considéré comme infini. Cet enrichissement, dû à
la quasi-gratuité de l’énergie, a permis la mise en place des systèmes sociaux
avec leur cortège de cotisations (ou des systèmes d’assurance et de prévoyance
privées de modèle anglo-saxon), tout en permettant une croissance nette
apparente (plus ou moins chaotique) du
pouvoir d’achat.
L’erreur a été de ne pas prendre conscience suffisamment tôt
que l’accroissement de la richesse collective se faisait, en réalité, au prix
de l’accroissement exponentiel des prélèvements des ressources naturelles sur
des stocks finis non renouvelables.
Avec des ressources énergétiques fossiles qui décroissent
dramatiquement par tête d’habitants, le fonctionnement de l’économie mondiale
ne peut perdurer sur le modèle du XXème siècle. Aurons-nous le temps d’inventer
et de bâtir une société d’après pétrole apaisée ? .
J’ai peine à imaginer que la (les) solution(s) vienne(nt)
des dirigeants politiques ou des oligarchies qui gouvernent l’économie. Cela
peut paraître fou et utopique, mais je ne vois d’espoir que dans l’essaimage de
micro-sociétés résistantes locales organisées réseau. Celles-ci se donneraient
comme objectif de tendre vers une autosuffisance en énergie et pour l’essentiel
de leurs ressources alimentaires de base, échangeant leurs produits et leurs
talents techniques et artistiques en entre elles et les autres citoyens de la
société déclinante.
Des Hippies et des Roms évolués d’un nouveau genre quoi ! On
devine tout de suite les difficultés
auxquelles ces pionniers de la nouvelle civilisation technique d’après
pétrole auraient à se confronter face aux forces dominantes décadentes !