excellente étude, particulièrement bien documentée, mais il y manque quelques volets :
-la corruption endémique et une justice qui la couvre (en 2009 le syndicat des magistrats a déclenché une grève qui a permis à un milliardaire, Sorin Ovidiu Vintu de dépasser le délai de prescription, rien de moins !)
-un parlement qui couvré également la corruption notamment en refusant systématiquement les poursuites contre des parlementaires et en neutralisant l’ANI (Agence nationale pour l’Intégrité) ; Une ministre actuellement, Elena Udrea, tente d’obtenir que les affaires publiques et privées soient désormais totalement distinctes (en 2008 le Maire de Bucarest, Adrean Videanu a signé avec lui-même un contrat de dizaines de millions d’euros pour que sa société amène de Chine des bordures de trottoir), presque tous les parlementaires s-y opposent
-l’énorme volume des paiements en liquide notamment dans les supermarchés, signe d’une très forte économie souterraine .. (d’ailleurs l’ouverture d’un supermarché sur Bucarest coute un backshish de 300.000 euros)
-l’euphorie imbécile des dirigeants roumains incapables de voir la fragilité d’un système économique basé sur quelques investisseurs étrangers face à un pays ou plus de la moitié de la population bénéficie d’assistance sociale, ou il y a 1.8 millions de retraités avec les cotisations complètes, 1.3 avec incomplètes et 900.000 retraités anticipés pour cause médicale
Et puis deux petits points, la grève de Dacia a eu des conséquences terribles sur la ville de Pitesti qui ne vit pratiquement que de cela,
Vous devriez revoir votre estimation des salaires moyen et minimum, je crois que vous donnez les salaires bruts employé, et non pas le net en poche