Vous parlez de compassion. Je préfère la réserver aux victimes des criminels. Je préfère la réserver aux opposants politiques exécutés, aux femmes lapidées, aux homosexuels pendus et non aux criminels notoires.
C’est vrai que l’exécution à mort est horrible et que ceux qui la pratiquent pourraient la rendre plus jouissive en insérant aux derniers vivants des cocktails euphorisants. Imaginez mourir sous un rush d’héro-cocaîne saturée de barbito-amphétamine, ça doit avoir un autre goût qu’une piqure, un choc électrique ou une pendaison.
Trêve d’humour noir, et à propos des lunettes roses, je suppose que les post-humanistes et anciens nouveaux philosophes pourraient faire du bon boulot à Amnesty International, surtout quand ils se taisent. Le monde n’est pas fait pour les bisounours.
Et les donneurs de leçons de France feraient également bien de commencer à s’interroger sur les conditions carcérales de leurs compatriotes détenus dans leur beau pays, plutôt que regarder chez les voisins. Je rappelle que les conditions carcérales françaises sont très mal notées sur le plan international.
Mais je suppose que BHL & cie n’en ont que faire : c’est moins glorieux comme auréole, c’est moins immédiat. Nul n’est prophète en son pays.