Si une chose voit sa fin, c’est une vision économique héritée du 19ème. Votre lecture suppose une relation forte entre production de richesses et travail alors que notre monde souffre d’une logique ou la richesse est de moins en moins le produit du travail. Réciproquement, la richesse produite est de moins en moins utilisée pour adresser les problèmes du monde du travail. Ce n’est plus un bon investissement. Nous observons simplement que le travail devenu commodité se transforme en outil d’asservissement dans le système. Rien d’autre.
De la même manière, dans un monde écologique, les ressources seraient renouvelables ou durables, l’abondance ne s’y exprime pas en terme de ressources illimités. Si la quantité de ressources disponibles à un instant n’est pas suffisante vous la répartissez dans le temps, une logique de réutilisation et de partage.
Toutes les limites dont vous parlez sont celles du système.
A propos des retraites, ce matin sur France Info, j’entends Ferry expliquer doctement que les français ont peur et demandent au gouvernement de les protéger de la mondialisation. Qu’il y a 2 milliards de chinois et d’indiens et que l’on devrait envoyer la CGT en Chine.
Il oublie juste de rappeler que le problème n’existe qu’à la condition de considérer que les 2 milliards de chinois et d’indiens d’un coté et français de l’autre sont soumis à une même logique économique. Il compare 2 environnements très différents sur des règles pour conclure qu’il faut supprimer la frontière entre ces environnements en fonction de ces règles, en oubliant que ces règles sont une variable.
Le problème est que ces règles d’un autre temps trouvent des applications dans des pays qui viennent d’un autre temps. et qu’il est bien moins coûteux pour ces entreprises de répliquer ce qu’elles savent faire que de se réinventer. C’est aussi trivial que ça.