Bel article, même si totalement flippant.
Même l’impertinence en effet est récupérable au profit des annonceurs, ces industriels du sentir bon -même un parfum haut de gamme qui pue pourtant à d’autres narines-, du bien penser zen, du bien vivre bio, du être « fun assuré », du être bon parent grâce à telle lessive, telle voiture grande capacité, tel petit dèj’ instantané, telle bougie parfumée, et je passe de plus graves images du bonheur selon Mammon.
Et si les « impertinents » refusent d’entrer dans ce cadre de coopération, virés soient-ils, sans sommation.
Les pires scénars de science-fiction sont avérés, parmi ceux qui mettent en scène la décérébration au profit de la tyrannie de l’argent... La pilule à bonheur de Ira Levin n’est plus loin.
Face à ce constat, nous n’avons à notre disposition que les armes dont nous disposons : rétablissons l’équilibre autant que faire se peut, chacun où nous sommes, chaque fois que nous le pouvons, et tant que cette dernière liberté nous est laissée, en introduisant chaque fois que l’opportunité nous en est donnée les informations que nous pouvons opposer à ce dictat.
Bon courage, camarades !