@ Gio (du 22 à 18 h 28)
Extraits de "Benoît XVI,
premier responsable de la violence religieuse" :
"Il faut au moins savoir gré
à Benoît XVI d’avoir re-précisé et souligné, dans le Nouveau catéchisme de
l’église catholique, sa conception
duale, violente, criminogène de Dieu. Lorsqu’il n’était encore que le cardinal
Ratzinger la responsabilité du comité de rédaction lui fut confiée. Ce comité
donna une fois de plus valeur de dogme à la croyance en une "bonne
violence" de Dieu. Il confirma qu’il fallait continuer de l’enseigner et
la transmettre aux générations futures.
Il le fit, certes, indirectement
mais de manière parfaitement claire en réaffirmant que le Livre de Josué est
aussi « saint » que tous les autres de l’Ancien Testament (passage 120
du Nouveau catéchisme), que tous ces livres « ont Dieu pour auteur »,
sont jugés par l’Eglise « sacrés et canoniques », "avec toutes
leurs parties« (105), laquelle Eglise »n’accueille pas seulement une
parole humaine, mais ce qu’elle est réellement : la Parole de Dieu" (104).
Il le fit en réaffirmant que "Dieu est l’Auteur de l’Ecriture Sainte en
inspirant ses auteurs humains« et qu’il »donne ainsi l’assurance que
leurs écrits enseignent sans erreur la vérité salutaire« (136), »tout
ce qui était conforme à son désir et cela seulement« (106), qu’ils enseignent »fermement,
fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée
pour notre salut (107)" …/…
"La Bible annotée de
Jérusalem, éditée en France en l’an 2000, juste après le Nouveau catéchisme
(1998) nous donne la « bonne interprétation ». En de nombreux endroits
elle nous dit de multiples manières que "le glaive c’est la Parole de
Dieu". Mais c’est sans doute en marge du Livre de Josué que les
théologiens papistes donnent le plus écoeurant exemple de "bonne
interprétation".
Les chapitres 3, 4, 7 et 8
décrivent avec de nombreux détails la conquête du nord et du sud de Canaan.
Chaque fois que le « Dieu Sauveur » livre une cité à son peuple en lui
assurant la victoire il insiste pour que tous les ennemis soient "passés
au fil de l’épée" afin que ne reste absolument aucun survivant. La
consigne est respectée, jour après jour, jusqu’à la fin du massacre. Une note
en marge nous dit la leçon que nous devons en tirer : "La puissance
de Josué réside dans son total abandon à la volonté de Dieu. Il fait comme
Yahvé lui avait dit. Il préfigure ainsi le Christ Jésus dont la toute puissance sera l’obéissance jusqu’à
la mort : « non comme je veux, mais comme tu veux ».
"Jésus donnera sa propre
vie dans l’obéissance à "Dieu son
Père« , et il la donnera pour faire comprendre aux humains qu’ils
»doivent s’aimer les uns les autres". Josué massacre tout
un peuple pour occuper sa terre mais il
faut comprendre, selon les théologiens « interprétant correctement »
que, dans les deux cas, c’est le même enseignement qui est donné au
lecteur ! C’est ce qu’annonce d’ailleurs explicitement l’introduction au
Livre de Josué : "L’ensemble du livre est une figure de la vie
et de l’œuvre qui seront celles de Jésus-Christ. Le Dieu Sauveur fait entrer
son peuple, l’humanité, dans la Terre promise, figure du royaume à venir, le
Royaume des Cieux".
« Et les »bons
interprètes" n’hésitent pas à créer, dans cette Bible de l’an 2000, un
personnage unique à deux têtes, deux âmes, deux conceptions humaines complémentaires,
pour eux très cohérent, qu’ils nomment « Josué-Jésus » !"
Pour moi, loin d’atténuer
l’horreur de l’action décrite dans le Livre de Josué - correspondant très
exactement à ce qu’on nommerait aujourd’hui un génocide et qui est affirmée "conforme au désir de
Dieu« - cette prétendue »bonne interprétation" renforce
impardonnablement le caractère aberrant et monstrueux de la théologie duale
de l’eglise actuelle : Dieu fut
d’abord un ordonnateur de massacres puis,
ayant évolué pour les besoins de son enseignement, est devenu le Dieu de Jésus donnant sa vie pour
la paix et l’amour universel !
En ce début du 21e siècle, devant
l’entêtement du pape à pérenniser une telle croyance, devant sa volonté de la
transmettre aux catholiques des générations futures je ne vois que trois
attitudes possibles :
1/ Celle des athées qui disent "c’est forcément fou
et violent comme ça, la religion, par nature, par définition ; de telles
incohérences criminogènes sont logiques, normales, banales dès lors qu’on entre
volontairement dans l’irrationnel etc.." Ça tient debout, c’est cohérent, c’est intelligent.
2/ Celle des catholiques que je
rencontre dans mon entourage et qui est une attitude de déni, de
« négationnisme » : affirmer que « ça n’existe pas », que le
catholicisme « ce n’est, forcément, que le message des Evangiles » même quand ils ont sous les yeux ces textes des
institutions dirigeantes de leur Eglise qui leur disent explicitement
le contraire.
3/ Celle, la mienne, qui est
celle d’un ancien catholique fervent toujours admirateur de la vie et du message de Jésus mais qui repousse
fermement le volet criminogène que le pape tient à pérenniser parallèlement.
Je voudrais que des catholiques
sortent du déni et se posent enfin cette question toute simple : quel
intérêt pouvons-nous avoir à cultiver, à
pérenniser cette conception duale
? Et, s’ils n’y voient comme moi qu’un incompréhensible entêtement dogmatique -
contre les évidents besoins de
l’humanité réelle, même croyante
- qu’ils exigent de leur Eglise
un clair rejet, une fois pour toutes, du volet criminogène.
Je vois de plus en plus de
catholiques qui sont stupéfaits devant le fol entêtement dogmatique de leur
pape et de leur hiérarchie. Je n’en vois toujours pas qui leur demandent d’en
sortir.
D’où la violence toujours
effectivement commise au nom de Dieu aujourd’hui,. Le fait qu’elle soit
islamique n’étant pas selon moi le plus important.
Les théologiens musulmans pérennisant
la théologie criminogène de l’islam étant évidemment les plus mais pas les seuls responsables.
D’où cet article en forme de provocation : « Il faut aimer les bons massacres » :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-faut-aimer-les-bons-massacres-86137